ADDICTION A L’ALCOOL FRELATE DANS L’ATACORA : Toutes les initiatives de lutte ont accouché d’une souris . À qui profite véritablement le secteur ?

5 mois ago | Written by
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L’alcool frelaté continue de dicter sa loi et de détruire des familles dans le département de l’Atacora au grand dam des autorités administratives. Toutes les mesures de lutte mises en place à Natitingou à l’instar des autres communes du département n’ont pas encore porté leurs fruits. Dans le cadre de son enquête réalisée sur l’alcool frelaté dans l’Atacora, la journaliste Flore Nobimè a découvert que le comité communal de lutte créé par la mairie de Natitingou grâce à Dcvc a été dissout au bout de quelques mois. Lors d’une conférence de presse animée en avril 2021, l’association a dénoncé, « un échec sournoisement voulu par certains membres dudit comité ». La situation est identique dans les autres communes. À Matéri, les initiatives d’assainissement engagées par la troisième mandature du conseil communal à l’époque conduite par le feu maire Sorikoua Sambiéni n’ont rien donné de concret. Des taxes mensuelles avaient été instituées par le conseil en vue de freiner la vente de ce produit. Mais, « on a tapé sur les doigts en nous rappelant à l’ordre sur le respect des textes », s’est rappelé le Sg de la mairie Mathias Kiansi.

De même en 2018, les maires et les populations de ce département ont marché pour protester contre la fabrication, la commercialisation, l’importation et la consommation de l’alcool frelaté sur leur territoire. Mais aucun changement n’est noté à ce jour malgré les conséquences désastreuses de ce fléau sur la santé des consommateurs et qui d’ailleurs, ont été démontrées au cours de la marche.

Face à l’ampleur que prend le phénomène au fil des années, l’on se demande à qui profite vraiment le secteur ? Certaines langues dénoncent des lobbys installés dans les communes de l’Atacora.

Lisez l’intégralité de l’article réalisé par Banouto sur le lien

https://www.banouto.bj/article/investigation-reportage/20220126-sodabi-frelate-dans-l-atacora-au-benin-a-qui-profite-le-crime-4-4

Samira ZAKARI

Nb : Cet article a été réalisé dans le cadre du projet “Enquêtes sur les droits sociaux au Bénin en 2021 : cas de l’eau et la santé”, financé par la Fondation Friedrich Ebert (FES) au Bénin et piloté par Banouto, dans un partenariat avec Matin Libre, La Météo, Daabaaru et Odd Tv.

 

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