ASSEMBLEE GÉNÉRALE ORDINAIRE DE LA CCNS A PARAKOU : Le fonctionnement des hôpitaux catholiques passé aux peignes fins . Sœur Nirmala Jyothi Smmi, nouvelle trésorière nationale de la Ccns.

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ASSEMBLEE GÉNÉRALE ORDINAIRE DE LA CCNS A PARAKOU

Le fonctionnement des hôpitaux catholiques passé aux peignes fins

. Sœur Nirmala Jyothi Smmi, nouvelle trésorière nationale de la Ccns.

Parmi les missions que s’est assignées l’église catholique au Bénin en dehors de l’évangélisation, on note en bonne place celle liée à la santé des hommes. Ainsi, pour mieux servir les populations sur le plan sanitaire, le mardi 13 mars dernier, il s’est tenu à la salle de conférence du centre pastoral Guy Riobé de Parakou l’assemblée générale ordinaire de la Commission Catholique Nationale pour la Santé (Ccns) afin de mieux penser le système sanitaire catholique et le rendre plus performant. Cette assemblée a réuni les présidents et délégués des différentes commissions diocésaines du Bénin avec la participation effective du Monseigneur Martin Adjou, président de la Commission Episcopale pour la Santé (Ces).

Lucrèce HOUADJETO (Stg)

Coordonner et harmoniser la pastorale de la santé au plan national, c’est l’objectif principal de cette rencontre. Plusieurs points ont été abordés au cours des différents échanges. Il s’agit notamment, du rapport moral et financier du Bureau Exécutif National (Ben), le point sur la réforme du secteur de santé dans les centres de santé catholique, la convention de travail des centres de santé catholique à 5 ans : quelles mises à jour?, la formation sur les précautions standard pour l’hygiène hospitalière et les projets à soumettre pour financement au Japon : le point et le rappel.

Pour le père Ernest Déguénonvo coordinateur diocésain des hôpitaux, « la santé est intrinsèquement liée à la vie. La bonne santé pour tous les béninois, relève des obligations et compétences de l’État. Nous sommes heureux de constater que notre gouvernement en fait vraiment une de ses préoccupations majeures. L’Eglise pour sa part voit dans ce domaine de la santé une exigence essentielle de sa foi et de sa mission ». Il a profité de l’occasion pour saluer la grande détermination de Monseigneur Martin Adjou, Président de la commission Épiscopale pour la santé, qui a posé des actes concrets de visibilité de tout ce qui fait l’église dans la politique sanitaire du pays. Il a salué également l’effort de chaque Commission Diocésaine de Santé (Codis) à accompagner les réformes en cours dans le pays. Pour finir, le père Ernest Déguénonvo a exhorté l’assemblée à travailler pour mettre en place un système solide et transparent en vue de surveiller la mise en œuvre des réformes et de fournir les résultats obtenus dans les formations sanitaires.

À sa suite, le représentant du directeur départemental de la santé du Borgou a présenté ses gratitudes à l’endroit de tous les responsables des archevêchés du Bénin en particulier ceux de Parakou et N’Dali. « Je voudrais citer l’hôpital saint Jean de Dieu de Boco, l’hôpital ophtalmologique saint André de Tinré, l’hôpital Saint Padre Pio de N’Dali, pour ne citer que ceux-là pour l’appui considérable en système de santé béninois », a-t-il déclaré. Il a témoigné de la bonne collaboration entre les différentes structures et les administrations publique. Pour lui, l’administration publique ne ménagera aucun effort pour accompagner ces différentes formations socio-sanitaires dont l’importance n’est plus à démontrer dans le domaine de la santé. Conscient que l’année 2018 a été une année fort perturbante à cause de l’évocation des réformes, il a rassuré les participants au nom du directeur départemental de la santé du Borgou. « Je rassure les uns et les autres de l’accompagnement et de l’engagement des différents responsables au niveau opérationnel à accompagner les différentes structures », a-t-il affirmé.

Le responsable de la commission catholique nationale pour la Santé, Nazaire Afomassé a rappelé que la limite de la commission de santé est, « la bonne santé actuelle et la garantie de la bonne santé pour l’avenir ». Il a félicité chacun pour son effort pour que la bonne santé soit réalité.

Cette Assemblée a été confiée à l’intercession de Monseigneur Isidore De Souza qui ne fait plus partie de ce monde depuis 20 ans.

Une expérience extraordinaire

L’Assemblée a été également consacrée à l’écoute du partage de Grégoire Ahongbonon sur son expérience de la prise en charge des malades mentaux. Depuis plus d’une vingtaine d’année, Grégoire Ahongbonon, Réparateur de pneus de profession a su guérir plusieurs personnes et redonner le sourire à plusieurs familles.
Julien Adjaï devenu aide soignant dans l’un des centres des malades mentaux en est la belle preuve vivante de ce que cet homme fait. Il se bat au quotidien depuis 1990, contre les mauvais traitements donnés aux malades mentaux. Pour lui, « nous devons changer nos regards envers toutes ces personnes qui sont fragiles, donner une chance aux malades ». Il a ajouté que depuis qu’il traite les malades mentaux, il ne peut oser parler de la possession car si c’était vraiment le cas aucun médicament n’allait travailler. « C’est l’ignorance qui nous tue », a-t-il laissé entendre. Pour finir sa communication, Grégoire Ahongbonon a invité les prêtres et les sœurs à écouter puisque s’il vit et arrive à faire ce travail aujourd’hui c’est grâce à un prête missionnaire qui l’avait écouté quand il avait perdu tout espoir.

Quid de la reforme sur la santé

Les centres de santé catholiques ne restent pas en marge des différentes réformes selon Martin Adjou, évêque de N’Dali. Pour lui, ils adhèrent pleinement aux réformes initiées par le gouvernement. «Il faudrait que le ministère sache que nous sommes là pour donner le meilleur de nous-mêmes, donner des soins de qualités et des résultats. Nous ne sommes pas là pour des soins à bas niveau. C’est justement la raison pour laquelle nous tenons cette assemblée », a-t-il ajouté. Malgré leur dévouement, ils rencontrent plusieurs difficultés. «La reconnaissance du diplôme pose un problème parce que l’église catholique est universelle. On a des prêtres et des sœurs qui ne sont pas de nationalité béninoise et qui ont eu leur diplôme en d’autres lieux, sous d’autres cieux », confié l’évêque. Pour finir, Martin Adjou demande au ministère qu’il y ait un petit consensus aux niveaux des reconnaissances du diplôme.

À la question de savoir quoi retenir des réformes du gouvernement dans les centres de santé catholique, Ludovic Sègla secrétaire de la commission épiscopale pour la pastorale de la santé, confie, « les évêques ont donné les instructions qu’il faut afin que nous puissions nous mettre au travail. Nous sommes à la collecte des dossiers selon le canevas donné par le gouvernement pour que nos centres de santé soient à jour pour qu’on soit en commun accord».

Sœur Nirmala Jyothi, nouvelle trésorière

Après le bilan des différentes activités de l’année 2017-2018 au niveau des différentes Codis, la sœur Nirmala Jyothi Smmi a été élue trésorière nationale de la Ccns.

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