CELEBRATION DE LA JOURNEE INTERNATIONALE DES DROITS DES FEMMES : Reckya Madougou rejette le folklore des 8 mars . « Célébrez-nous tous les jours, célébrons-nous tous les jours !», clame l’amazone

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CELEBRATION DE LA JOURNEE INTERNATIONALE DES DROITS DES FEMMES

Reckya Madougou rejette le folklore des 8 mars

. « Célébrez-nous tous les jours, célébrons-nous tous les jours !», clame l’amazone

La tradition a fait de la date de 8 mars de chaque année, la journée de la célébration des femmes. A la veille de cette célébration cette année, la conseillère spéciale du président togolais Faure Gnassingbé s’est prononcée sur cette tradition tout en soulignant l’incongruité qu’elle revêt. Pour Reckya Madougou, « la célébration de la journée internationale de la femme un 8 mars parait être incongrue ».
Elle trouve ainsi anormal de décréter un jour dans l’année pour célébrer la femme. D’ailleurs, elle déplore le fait que cette célébration soit entourée de vaines démonstrations qui à la limite relève du folklore. Face à cette tradition qui consiste à ce que les femmes se mettent dans leurs beaux apparats, leurs boubous, dans leurs tenues uniformes en pagne, Madougou se demande si c’est « ce qui compte pour la lutte pour l’émancipation de la femme ».
Par conséquent, elle s’insurge sans ambages contre cette célébration qui semble s’écarter des réalités que vivent les femmes africaines qui sont sujettes aux violences, au mariage précoce et aux discriminations salariales et autres. Elle préconise plutôt que la femme soit célébrée autrement. « Je suis pour la célébration de la femme chaque jour de l’année », a indiqué l’amazone des droits des femmes.
Elle invite ses sœurs à davantage réfléchir sur les fléaux qui minent la gent féminine en Afrique que de se mettre à festoyer au cours d’une journée sans rien changer de manière concrète dans la condition des femmes en Afrique. Ainsi, tant que les filles continueront par être violées ou par être données en mariage précoce, une telle célébration n’aura aucun sens selon l’ancien ministre de la microfinance de Yayi. «  Si l’humanité savait que la femme pouvait, le monde se porterait mieux », a-t-elle lancé à l’endroit des femmes avant de rappeler aux jeunes filles qu’elles doivent réussir pour changer la donne et elles en sont capables.
Elle a, pour finir, invité les hommes à tailler plus d’importance et donner plus de respect à la femme en sachant que le mieux-être de la société dépend plus de l’amélioration des conditions des femmes.
« Célébrez-nous tous les jours, célébrons-nous tous les jours ! », tel est le mot d’ordre de Reckya Madougou à l’endroit de tous.

Edouard ADODE

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