CONDUITE EN ETAT D’EBRIETE : Hilaire Affoukou appelle à une prise de conscience

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CONDUITE EN ETAT D’EBRIETE
Hilaire Affoukou appelle à une prise de conscience
«Il faut maîtriser sa dose.», dixit-il

Il ne passe une semaine sans que les hôpitaux n’enregistrent des cas d’accidents de circulation. Au nombre de ces cas, plusieurs ont pour raison, la conduite en état d’ivresse. Les week-ends sont les jours de la semaine où ces cas sont légions. Les directions départementales de la police républicaine du septentrion ne sont pas encore dotées des alcootests. Mais pour tout de même, réduire les cas d’accidents causés par la conduite en état d’ivresse, Hilaire Affoukou, chef annexe du Centre National de Sécurité Routière (Cnsr) pour les départements du Borgou, de l’Alibori, de l’Atacora et de la Donga s’est confié à votre quotidien. Il appel à la prise de conscience des usagers de la voie.

Wahabou ISSIFOU

Daabaaru : Quelle appréciation faites-vous de la conduite en état d’ébriété ?

Hilaire Affoukou : Un accident ne devrait pas être prémédité. Mais il se fait que quand nous prenons ceux qui sont en état d’ébriété, c’est comme s’ils sont conscients du danger qu’ils veulent créer d’un instant à l’autre. Puisqu’ils savent qu’en état d’ébriété, on ne possède plus tous les sens. On ne peut plus réagir comme cela se doit. On perd certaines facultés. Lorsque vous êtes en état d’ébriété, vous devenez un danger sur la voie publique. L’usager qui se porte à merveille est susceptible de faire un accident de la route, et que dire de celui là qui est en état d’ébriété, de celui là qui ne peut pas réagir promptement sur le levier de vitesse? Lorsqu’on identifie un conducteur qui est dans cet état, automatiquement on l’interpelle et on lui interdit de continuer sa route en lui retirant ses pièces et en l’obligeant à ne bouger le véhicule que si un autre conducteur qui présente ses papiers, qui a son permis de conduire à jour et qui est en état de conduire à prendre le volant. On ne peut pas permettre à quiconque au delà d’un certain seuil d’alcool dans le sang de continuer à conduire.

Quel danger court celui qui est en état d’ébriété?

Il court un danger de subir lui même un accident de la voie publique. Il devient un danger dans la circulation parce qu’il ira causer un accident à quelqu’un qui respecte son couloir de marche. La route se partage, c’est un bien commun et un bien commun à tout le monde qui doit se partager selon les règles qu’on appelle le code de la route qui est strict et qui doit être respecté comme tel.

Les alcootests sont à quel niveau ?

Les alcootests sont presque dans toutes les polices républicaines. Ce n’est pas au Cnsr que le gouvernement a donné ça. Le gouvernement a doté la police républicaine d’alcootests, de ce qu’il lui faut pour donner la preuve à celui qui a bu, que réellement il est en infraction, qu’on peut lui opposer la loi. C’est celui qui est chargé de la répression, qui a reçu les alcootests. Par le passé,  le centre national de sécurité routière s’équipait avec ces matériels et travaillait, descendait sur la voie et aidait à sensibiliser, à punir aussi ceux qui conduisent en état d’ébriété.

Votre mot de la fin

Je crois que celui qui ne boit pas de l’alcool doit encourager l’Etat pour la lutte qu’il mène en vue de décourager ceux qui conduisent en état d’ébriété. Et quand on dit l’État, c’est nous même. Quand nous constatons que notre voisin conduit en état d’ébriété nous pouvons aller le voir pour le sensibiliser. Parce que, d’un jour à un autre, nous pouvons être sa victime. L’aider à prendre conscience, c’est nous aider nous même à vivre, c’est nous aider à ne pas subir le danger inhérent à son comportement. Le rôle de nos chefs religieux est d’amener les fidèles à bien se comporter. Si nous constatons que l’un de nos religieux se comporte ainsi, nous pouvons le ramener à la raison. L’objectif du centre national de sécurité routière, c’est de changement de comportement. Nous ne sommes pas une mosquée, nous ne sommes pas une église, nous sommes des techniciens qui tirons la sonnette d’alarme pour dire attention. Si tu veux savoir le taux d’alcool dans ton sang, tu peux aller boire, marcher et aller à la police républicaine leur demander que tu veux faire le test et tu auras une idée de la quantité d’alcool que tu peux prendre et être hors danger. Chacun doit connaître son seuil de consommation, le niveau qui lui est autorisé. Ça varie d’une personne à autre. Il faut maîtriser sa dose.

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