EDITO : Les larmes d’une travailleuse !

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Hier, c’était fièrement que la femme béninoise se présentait comme fonctionnaire d’Etat. Puisque dans un pays où le taux d’analphabétisme est élevé surtout dans le rang de la gent féminine, c’est un véritable privilège qu’une femme arrive à être comptée parmi les quelques fonctionnaires du Bénin. Au-delà, c’est toute une famille qui tirait son honneur de cette position.
Mais depuis le 1er mai dernier, les femmes fonctionnaires béninoises ont du mal à s’afficher. Au marché, elles sont aujourd’hui regardées par leurs sœurs qui autrefois les prenaient pour les heureuses de la République, comme des prostituées déguisées. Ces vendeuses des marchés qui hier regrettaient de ne pas avoir cette chance de s’assoir dans des bureaux climatisés espérant une retraite après trente années de service ; s’imaginent désormais combien celles qui y sont parvenues, font transpirer leurs cuisses et leurs fesses malgré la fraîcheur des climatiseurs des bureaux pour conserver leur postes. Ces femmes fonctionnaires qui généralement tiennent tête à leurs maris à la maison pour celles qui en ont, servent facilement d’étrennes à leurs supérieurs hiérarchiques pour la satisfaction de la libido de ces derniers.
Angela Kpéidja a simplement mis à nu ce que plusieurs maris ignorent de leurs femmes qui mènent une double vie sexuelle contre leur gré et se réservent de le dire à haute voix de peur d’être étiquetées par la société ou de perdre ce boulot pour lequel elles ont eu à étudier des années. Pour celles qui ont encore le sens de l’honneur, elles ont préféré sacrifier leur foyer en profitant d’un alibi pour quitter le toit conjugal afin que leur conscience soit tranquille dans cette saleté qui est devenue la règle dans l’administration publique comme privée au Bénin.
Combien sont ces familles aujourd’hui disloquées à cause de ce phénomène ? Combien sont ces femmes qui souffrent au quotidien l’enfer entre les jambes de ces Dg ou chefs services vicieux ? Combien sont ces hommes fauchés pour avoir perdu leur bien-aimée dans cette pourriture ? Combien d’enfants sont privés de l’amour maternel dans cette histoire ?
Une prise de conscience collective s’impose pour sauver les générations à venir et nul ne sera de trop dans ce combat.

Edouard ADODE

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