LUTTE POUR L’EMANCIPATION DES FEMMES À PÈRÈRÈ : EQuDEC et Tamba prônent le dialogue intergénérationnel

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LUTTE POUR L’EMANCIPATION DES FEMMES À PÈRÈRÈ

EQuDEC et Tamba prônent le dialogue intergénérationnel

Le Laboratoire d’Analyse Régionale et d’Expertise Sociale (Lares) mène depuis plusieurs années des actions de développement à l’endroit de la gent féminine. A cet effet, le projet dénommé Équité et Qualité dans l’Education pour le Développement des Compétences (EQuDEC) a été mise en place au profit des femmes mentors et filles vulnérables bénéficiaires de ce projet. Vingt-six lycées et collèges d’enseigement général du Nord sont concernés par cette initiative à caractère social. L’étape de la commune de Pèrèrè a eu lieu le mercredi 13 mars dernier en présence du maire Mariétou Tamba, les partenaires techniques et financiers en particulier le Centre de Promotion Sociale (Cps) et le bras financier du projet qu’est la coopération Suisse.

Wilfried AGNINNIN (Stg)

Contribuer au développement de bonnes pratiques pouvant faciliter une bonne insertion sociale et professionnelle des élèves filles et étudiantes, c’est l’objectif du Projet EQuDEC. Il soutient chaque année, la commémoration de la Journée Internationale de la Femme (Jif). Plus clair, ce projet s’inscrit dans le cadre du dialogue intergénérarionnel de l’année 2019 au profit des élèves filles de la zone d’intervention. Plusieurs équipes sont déployées dans les lycées et collèges pour sensibiliser les allocataires du projet sur les questions d’équité, de genre, et de la reproduction sexuelle.
Les femmes doivent arracher leur autonomie afin de s’imposer dans la société. C’est l’un des combats que mène le Lares à travers son projet EQuDEC depuis plusieurs années aux côtés de cette couche sociale. Ainsi, le dialogue intergénérationnel qui prône les échanges entre parents et enfants au sein du foyer doit être renforcé davantage.

Au cours d’une séance d’échange de vérité et sans tabou, les parents d’élèves et leurs progénitures ont été sensibilisés sur les questions de genre, d’équité, du mariage en milieu rural et de la reproduction sexuelle. Le leadership féminin n’a pas été aussi occulté au cours de cette séance.

Pour Evelyne Sylviane Yaou personnes ressources au Lares et communicatrice de la séance, le dialogue intergénérationnel doit davantage se renforcer au sein des foyer. « Les parents doivent discuter avec leurs enfants pour mieux les suivre dans leur cursus scolaire », a-t- elle martelé. Selon elle, dans la commune de Pèrèrè les jeunes filles abandonnent très tôt les bancs. « Les jeunes filles doivent éviter de fréquenter les garçons pour gagner de l’argent et autres biens. Leurs sexes est sacrés. Et nous avons choisi la commune de Pèrèrè pour sensibiliser les parents et leurs enfants », a-t- elle fait savoir. Les femmes ont été aussi sensibilisées pour la gestion de leurs ressources financières après leurs activités génératrices de revenues.

La première autorité de la commune Mariétou Tamba, s’est tout réjouie de la participation massive des parents et des jeunes filles des différents établissements de sa localité. Selon le maire, cette activité s’inscrit dans le cadre de la célébration en différé de la Journée Internationale de la Femme (Jif). « Au cours de cette activité nous avons discuté du dialogue intergénérationel à l’endroit de nos jeunes sœurs dans les collèges et des femmes qui sont génitrices de ses enfants », a-t-elle expliqué. Selon elle, éduquer une fille, c’est éduquer toute une Nation. « Si la femme réussit c’est que toute la famille a réussi et aussi tout le pays. Si la femme n’a pas réussi c’est une perte pour la Nation. Les parents doivent prendre en main leur responsabilité pour le bonheur de leurs progénitures », va conseiller Mariétou Tamba.

Alida Alaouré, une jeune fille et élève en classe de 4ème a bien cerné le message des communicatrices. « J’ai appris qu’il ne faut pas se laisser faire par les hommes. Si non, ils vont gâter ton cursus scolaire et tu ne pourras plus continuer tes études », a-t-elle laissé entendre. Tout comme elle, Honorine Togbé, collégienne en classe de 6ème a tiré grand profit de cette séance et garde les mêmes conseils.

Les participants ont promis être les porte-paroles au sein de la population afin de porter plus haut l’information reçue. La séance de synthèse des différentes équipes d’intervention dans les lycées et collèges est prévue au Lares à Parakou pour évaluer le niveau d’atteinte des objectifs de l’activité.

Quotidien Daabaaru, leader de la presse écrite dans le septentrion

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