MUTATIONS A LA DOUANE BÉNINOISE EN PLEINE PANDÉMIE DE CORONAVIRUS : Une vague d’affectation à gros risques sanitaires et économiques

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MUTATIONS A LA DOUANE BÉNINOISE EN PLEINE PANDÉMIE DE CORONAVIRUS

Une vague d’affectation à gros risques sanitaires et économiques

182 brigadiers de la douane sont mutés depuis quelques jours à divers postes sur toute l’entendue du territoire nationale. Un geste qui relève de la pleine souveraineté de l’administration douanière peut-être dans le souci d’accroitre les recettes de cette structure qui joue un grand rôle dans l’économie béninoise qui se repose essentiellement sur la fiscalité.
Certes, cette vague d’affection pourra être justifiée par un souci de résilience pour que l’économie béninoise puisse continuer à résister aux affres de cette pandémie dans la mesure du possible. Mais, au vue du contexte socio-économique caractérisé par le respect rigoureux des mesures gouvernementales au niveau des frontières terrestres à cause du Covid-19, ce qui demande l’implication de toutes les forces de sécurité (militaires et paramilitaires), cette mesure se présente comme inopportune.
D’une part, nul n’ignore tous les efforts du gouvernement pour éviter des contaminations à grande échelle. Ainsi, la mesure du cordon sanitaire est aujourd’hui d’une efficacité incomparable. Or, avec ces affectations à la douane, des centaines de familles sont alors appelées à se déplacer non seulement à l’intérieur du cordon mais au-delà pour raison de service, ce qui ne saurait être refusé. Par conséquent, au cours de ces déplacements, il est clair que le risque de propagation du virus augmente compte tenu de la facilité avec laquelle ce virus se propage. Donc visiblement, ces affectations semblent être peu pensées et vont directement à l’antipode du désir du Chef de l’Etat Patrice Talon qui multiplie des efforts pour préserver son peuple de la propagation du Covid-19.
D’autre part, au nom de l’urgente nécessité d’optimiser les recettes douanières en cette période de crise en vue de permettre à l’Etat de continuer à faire face à ses obligations régaliennes, le mieux aurait été de maintenir ces agents à leurs différents postes puisqu’ils sont déjà habitués aux réalités de ces milieux au lieu de les affecter à de nouveaux postes où ils perdront encore de temps pour s’y adapter.
Alors, bien que cette vague d’affectation semble être justifiée, elle est venue à contre temps face à l’urgence de l’heure et ses conséquences pourraient être fatales pour l’économie nationale.

Edouard ADODE

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