SANTÉ PUBLIQUE DANS L’ATACORA : 2 949 personnes dont 210 enfants porteuses du Vih/Sida . Le risque d’une propagation

3 ans ago | Written by
4 735 vues
0 0

SANTÉ PUBLIQUE DANS L’ATACORA

2 949 personnes dont 210 enfants porteuses du Vih/Sida

. Le risque d’une propagation

Les signaux sont au rouge en ce qui concerne la santé publique dans le département de l’Atacora. Selon les informations publiées par l’Agence Bénin Presse (Abp) de Natitingou le 2 décembre dernier, 2 949 personnes dont 210 enfants sont reconnues porteuses du Vih/Sida dans le département de l’Atacora. L’information a été donnée par la responsable du Cipec Atacora-Donga Pélagie Ouassa Ndayake, lors de la 31e édition de la journée mondiale de lutte contre le sida.

En faisant l’état des lieux de la lutte contre le Vih/Sida dans l’Atacora, la responsable a fait savoir que la commune de Natitingou vient en tête avec 1 426 personnes vivant avec le Vih dont 68 enfants. Selon les statistiques présentées par Pélagie Ouassa Ndayake, elle est suivie, de Tanguiéta avec 774 cas dont 119 enfants et de Boukoumbé en troisième position dans le département avec 267 personnes touchées par la maladie dont 07 enfants. Dans la commune de Kouandé111 personnes dont 01 enfant et 94 personnes dont 02 enfants à Kérou portent le Vih/Sida. Pendant ce temps à Cobly, 85 personnes dont 02 enfants sont dépistées séropositifs, alors que dans les communes de Toucountouna et de Pehunco les chiffres ont prouvé respectivement 34 cas dont 02 enfants et 32 personnes dont 03 enfants.

Pour la responsable du Cipec Atacora-Donga Pélagie Ouassa Ndayake, les chiffres de l’enquête de sérosurveillance de 2017 dans la région ont affiché 7% pour les femmes enceintes et 2,2% pour les consommateurs de drogue injectable. Les homosexuels et travailleuses de sexe ont donné dans le tableau des statiques respectivement 4,7% et 8,5%.

Au regard de ce tableau sombre, la responsable a reconnu au micro de l’Abp qu’il faut redoubler d’ardeur afin d’atteindre à l’horizon 2020 des objectifs de « 90% des personnes vivant avec le Vih connaissent leur statut sérologique, 90% de toutes les personnes infectées par le Vih dépistées reçoivent un traitement anti rétroviral durable et 90% des personnes recevant un traitement antiretroviral ont une charge virale indétectable ».

Pour une lutte efficace contre la maladie dans le région, Pélagie Ouassa Ndayake pense pouvoir compter sur l’engagement des élus locaux, confessions religieuses, autorités et partenaires techniques et Financiers.

Wilfried AGNINNIN

Article Categories:
A la une · Santé

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.