Dassa-Zoumè a accueilli du 4 au 5 septembre 2026 la première session ordinaire 2026 de la Commission Thématique Paix et Sécurité du Réseau des Femmes Élues Conseillères (ReFEC-Bénin). Placée sous le thème « Intercommunalité et cohésion sociale : investir dans le leadership des femmes élues pour la paix et la résilience communautaire », la rencontre a réuni des femmes élues conseillères venues de plusieurs communes. Pendant deux jours, elles ont réfléchi sur l’intercommunalité et le rôle stratégique des élues locales dans la prévention des conflits et la résilience communautaire. Le lancement des travaux a été marqué par la présence du représentant du Maire de Dassa-Zoumè.
Alassane ADAMOU
Présidium du lancement des travaux
Une session riche en échanges, en recommandations et en engagements. Des communications, des travaux de groupes et des propositions ont permis de situer les responsabilités et le rôle des femmes élues au sein des communautés pour la préservation de la paix. À l’ouverture, la Présidente de la Commission Thématique Paix et Sécurité, Mèmounatou Baboni Yacoubou, a planté le décor. « Cette première session constitue un moment important dans la vie de notre Commission. Elle traduit notre volonté collective de faire de la paix, de la cohésion sociale et de la sécurité des priorités constantes de notre engagement au service de nos communes et de nos communautés », a-t-elle déclaré. Pour elle, le thème choisi est particulièrement pertinent car il invite à dépasser les frontières administratives des communes pour réfléchir ensemble aux réponses que nous pouvons apporter aux défis qui touchent nos populations.
Insistant sur le rôle des femmes dans la gouvernance locale, Mèmounatou Baboni Yacoubou a rappelé : « À l’échelle communale, les femmes élues sont au contact direct des populations. Elles connaissent les réalités quotidiennes des familles, les difficultés des jeunes, les préoccupations des femmes, les besoins des personnes vulnérables et les tensions qui peuvent parfois fragiliser le vivre-ensemble. » Elle a souligné la nécessité d’investir dans ce leadership. « La femme élue locale est donc une actrice de proximité, mais aussi une actrice stratégique de paix. C’est pourquoi nous devons investir davantage dans le leadership des femmes élues. Investir dans leur leadership, ce n’est pas seulement renforcer leurs compétences. C’est aussi leur donner les moyens de participer pleinement aux mécanismes de décision, de prévention des conflits, de médiation et de construction de la paix », a-t-elle indiqué.
Mèmounatou Baboni Yacoubou, Présidente de la CT Paix et Sécurité
Représentant la Présidente du ReFEC-Bénin, la Première Vice-Présidente Adizatou Arouna a réaffirmé l’engagement du réseau. « Le ReFEC-Bénin continuera à œuvrer pour que les femmes élues soient davantage formées, mieux représentées et mieux outillées pour jouer pleinement leur rôle dans la gouvernance locale. Nous devons bâtir un leadership féminin qui ne se limite pas à occuper des sièges dans les conseils communaux, mais qui soit capable de proposer, décider, négocier, mobiliser, prévenir et construire », a-t-elle martelé.
De son côté, le Directeur de Cabinet du Maire de Dassa-Zoumè, a dans son intervention salué l’initiative. « En réunissant aujourd’hui les femmes élues autour de la question de la paix et de la cohésion sociale, le ReFEC-Bénin contribue donc à renforcer une nouvelle génération de leadership local, fondée sur le dialogue, la solidarité, la responsabilité et l’action collective », a souligné Blaise Adjilé.
Pendant une communication
Pendant deux jours, les travaux ont été facilités par les expertes Sanatha Elisabeth Lahami et Ghislaine Bocovo autour de cinq modules portant sur le mécanisme d’alerte précoce, les outils de protection en contexte de crise et la reconstruction du lien social. Organisée avec le soutien de REFELA-Bénin, cette session marque le lancement officiel des activités 2026 de la Commission Paix et Sécurité du ReFEC.

Les participantes ont salué la qualité des communications et des échanges. Elles ont pris l’engagement de mettre en pratique les recommandations pour la consolidation de la paix et de la cohésion sociale.




