ACTUALITE POLITIQUE AU BENIN : Les cauris se vident

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Les inscriptions se poursuivent

Le parti Forces Cauris pour un Bénin Emergent (Fcbe) dirigé par Paul Hounkpè est confronté depuis quelques temps, à un diktat majeur. En effet, après la démission de son Président d’Honneur (Ph) Boni Yayi, la formation politique semble perdre ses béquilles pour se tenir debout. Des accusations et des démissions ne cessent d’être enregistrées par ci et là. La dernière en date est la démission de Clément Adéyèmi Ouchadé, coordonnateur de la 22ème Circonscription Electorale (Ce) et l’un des membres influent du parti Fcbe.

Des démissions en cascade qui nourrissent des inquiétudes sur l’avenir de cette formation politique, qui pourtant, était l’un des partis les plus structurés au temps du régime de son fondateur, le président Thomas Boni Yayi. Certes, le système partisan initié par le régime de la rupture pour éviter la transhumance politique, semble prouver son échec. Mais la cargaison de départ des militants de cette chapelle politique, est loin d’être la résultante des limites du code électoral en vigueur au Bénin. Une analyse minutieuse et approfondie de cette situation, démontre invraisemblablement que le problème se trouve au niveau des responsables dudit parti.

Paul Hounkpè qui est le Secrétaire Exécutif National (Sen) et donc premier responsable du parti, semble manquer de management et du leadership pour maintenir ses militants. Ces démissions ne sont rien d’autre que des frustrations que provoquent certaines décisions et positions des responsables dudit parti. Même si Paul Hounkpè est le Chef de Fil de l’Opposition (Cfo), il n’en demeure pas moins qu’il meurt langoureusement sur l’échiquier politique national avec le départ de ses collaborateurs. Il est donc impératif pour lui de revoir ses méthodes de gouvernance afin de ne pas confirmer sa disparition progressive dans la sphère politique du Bénin. En attendant, les cauris se vident de ses intestins.

Au demeurant, la loi doit être corsée davantage afin d’éviter ce phénomène qui écorne impétueusement l’image du pays. Sinon, il n’est pas bienséant que les militants soient frustrés au point de claquer la porte à leur parti.

Daniel KOUAGOU

 

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