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Amélioration des politiques éducatives dans le Borgou: Dedras Ong et Social Watch Bénin présentent les résultats d'une enquête aux acteurs

Amélioration des politiques éducatives dans le Borgou: Dedras Ong et Social Watch Bénin présentent les résultats d'une enquête aux acteurs

Le consortium Dedras Ong et et Social Watch Bénin (Swb) ont organisé le jeudi 11 décembre 2025, un atelier départemental de dialogue politique avec les acteurs du Borgou dans le secteur de l'éducation au Bénin. Cet atelier s'inscrit dans le cadre du Projet de Renforcement des Osc pour la Redevabilité des Politiques Educatives et leur Mise en Œuvre (Pro-RePem) financé par le Partenariat Mondial pour l'Education (Pme) à travers le Fonds Education à voix haute. Les travaux se sont déroulés au siège de l'AJePec « Su Dom Se » à Parakou en présence des maires du Borgou, des responsables des Observatoires Communaux de l'Éducation (Oce), ceux de la direction départementale des affaires sociales et de la micro-finance ainsi que des enseignements maternel et primaire et secondaire. 

Wilfried AGNINNIN 

Présenter les résultats de la collecte de données probantes du département du Borgou en matière de l'éducation. C'est le bien-fondé de cet atelier. Cette collecte vise à améliorer les politiques éducatives au Bénin en général et dans le Borgou en particulier. 

Selon le Président de l'Observatoire Départemental de l'Éducation (Ode) du Borgou Antoine Yaï, l'objectif est de donner aux acteurs de la société civile des compétences nécessaires pour la veille citoyenne sur les redevabilités en matière de l'éducation. « Il y a des collectes de données probantes qui avaient été organisées pour prouver à l'autorité que nous ne parlons pas en l'air », a-t-il fait savoir. Pour lui, la seconde série de collecte organisée par le projet avait pris en compte les Alternatives Educatives et la Continuité de l'éducation en situation d’urgence. Celle de cette année aborde, la politique de l'éducation notamment l'exonération des frais de la scolarité des filles au second cycle de l’enseignement secondaire général dans 20 communes défavorisées dont 5 du Borgou (Bembéréké, Kalalé, Nikki, Pèrèrè et Sinendé) le transfert monétaire aux élèves filles à travers le projet Swedd ainsi que la stratégie de l’enseignement et de la formation technique et professionnelle. « Il y a eu des suggestions qui ont été faites, des plaidoyers que nous pensons mettre en œuvre. Après, il y aura un atelier national qui va nous permettre de prendre en compte toutes les suggestions sur le plan national et d'agir maintenant en direction des autorités politiques et administratives du pays », a-t-il conclu. 

Appréciation des participants 


Les participants ont suivi avec intérêt et attention les résultats de la collecte de données probantes avant de faire des suggestions et recommandations. La présentation a permis d'apprécier la prise en compte de l'éducation des filles à travers le transfert monétaire aux parents, à travers la gratuité de la scolarité des jeunes filles. « Qui parle du développement d'un pays, parle de l'éducation. Les recommandations que nous avons formulées, c'est de faire des sensibilisations à travers des capsules à diffuser au niveau des radios communautaires pour sensibiliser les parents sur la gestion des frais qu'on envoie pour l'éducation de ces enfants. Lancer un appel au gouvernement pour que les effectifs pléthoriques que nous avons qui tendent à faire un déséquilibre entre les filles et les garçons que le transfert monétaire puisse prendre en compte les deux sexes pour pouvoir faire un équilibre harmonisé dans l'éducation », a rappelé le Dr Abdoulaye Alassane Nouhoun, maire de la commune de Pèrèrè. Les acteurs ont également invité le gouvernement pour que le ratio nombre d'enseignants et nombre d'enseignés puisse être plus ou moins respecté. « Nous avons retenu qu'au niveau des communautés, plus de 70% des populations sont satisfaites des mesures prises par le gouvernement en faveur de la scolarisation des filles, surtout la gratuité de l'éducation des filles, l'exonération de la scolarité des filles », a souligné pour sa part, Bona Kifatou Mama, membre de l'Oce de Sinendé. 

Il faut rappeler que le Projet Pro-RePem est une initiative de Dedras Ong et de Social Watch Bénin qui couvre l’ensemble des douze Départements et les soixante-dix-sept Communes du Bénin et est prévu pour prendre fin le 31 décembre 2026.


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