Adapter les formations universitaires aux réalités actuelles et aux besoins des acteurs impliqués dans la prévention des conflits, la médiation et la consolidation de la cohésion sociale au Bénin et dans la sous-région : c'est le bien-fondé de l'atelier de réflexion organisé le jeudi 23 avril 2026 à l'Université de Parakou. Les travaux ont été officiellement lancés par le Vice-Recteur de l'Université de Parakou, professeur Mohamed Nasser Baco, représentant le Recteur empêché, en présence de la doyenne de la faculté, Professeure Clarisse Tama Imorou, du représentant de PeaceNexus, Aliou Demba Kébé, des enseignants, des auditeurs et des étudiants.
Alassane ADAMOU
Le partenariat entre la Faculté des Lettres, Arts et Sciences humaines de l'Université de Parakou (FLASH-UP) et la Fondation PeaceNexus est né d'un constat partagé entre les deux institutions. Cet atelier intervient dans un contexte où les sociétés au Bénin, comme dans l'ensemble de la sous-région, sont traversées par des transformations rapides en termes de mobilité des populations, de tensions sur les ressources, de recomposition des rapports sociaux et de nouvelles formes d'expression des conflits. Suite à l'appel à candidatures lancé en 2023 par la Fondation PeaceNexus, la FLASH de l'Université de Parakou a été retenue pour bénéficier d'un appui à l'intégration organisationnelle de la sensibilité aux conflits.
Présidium
Cet engagement vise à faire de la cohésion sociale une réalité tangible dans l'environnement académique et à renforcer la résilience face aux dynamiques contemporaines qui exercent une pression croissante sur les liens sociaux et intercommunautaires. « Le choix d'intégrer la sensibilité au conflit dans notre démarche n'est pas une option périphérique. Il est pleinement stratégique. Il traduit une conviction forte : une institution universitaire qui forme des acteurs du développement, des médiateurs, des communicateurs et des analystes du territoire, ne peut plus se contenter de transmettre des savoirs désolidarisés des contextes dans lesquels ils s'appliquent », a expliqué la professeure Clarisse Tama Imorou, doyenne de la Faculté des Lettres, Arts et Sciences Humaines de l'Université de Parakou.
Participab
Dans un contexte marqué par des tensions sociales, sécuritaires et communautaires croissantes, il devient indispensable de promouvoir des approches capables de prévenir les fractures et de renforcer les mécanismes de dialogue. C'est dans cette dynamique que s'inscrit « la sensibilité aux conflits ». Pour la Fondation PeaceNexus, cette approche ne constitue pas seulement un outil méthodologique, elle représente une véritable philosophie d'action. « La Fondation PeaceNexus est fière d'accompagner cette dynamique porteuse d'espoir. Nous réaffirmons notre engagement à soutenir toutes les initiatives favorisant le dialogue, le renforcement des capacités locales et les approches collaboratives au service de la paix », a laissé entendre Aliou Demba Kébé.
Des participants
Prenant la parole pour lancer officiellement les travaux au nom du Recteur, le Vice-Recteur Mohamed Nasser Baco a salué cette initiative, qui est une cause collective d'une importance fondamentale. « La thématique du jour est une thématique qui nous concerne tous. Ce n'est pas seulement pour les masterants, c'est toute la communauté universitaire, c'est toute la communauté nationale, c'est toute la communauté internationale », a-t-il fait savoir. À l'en croire, « il y a des conflits partout et, sur cette question des conflits, le juriste est sollicité, le sociologue est sollicité, l'historien est sollicité, l'agronome est sollicité, le spécialiste en sciences de l'environnement est sollicité, la Police républicaine est sollicitée », a-t-il ajouté.
Les différentes communications inscrites au programme de l'atelier ont permis de mettre en lumière à la fois les fondements théoriques et les pratiques concrètes de cette approche, ainsi que ses avantages. Elle apparaît comme une posture académique et pratique indispensable pour anticiper les tensions, renforcer la cohésion sociale et assurer la durabilité des interventions.
Des participants
Ainsi, cette fructueuse journée d'échanges a permis aux participants d'être davantage outillés sur l'approche « sensibilité au conflit » pour la consolidation de la paix et de la cohésion sociale dans les différentes communautés.




