. Réactions des autorités
Une dispute autour d'un domaine agricole a dégénéré le lundi 12 octobre 2026, à Koda, un village de l'arrondissement d'Alafiarou, dans la commune de Tchaourou. Il s'agit d'un domaine foncier qui oppose depuis un moment les habitants du lieu à ceux de l'arrondissement de Goro, qui s'y sont installés.
Selon nos sources, la justice a tranché en faveur des populations de Koda après plusieurs démarches. La partie perdante avait alors quitté le domaine, avant d'y revenir plus tard pour reprendre ses travaux champêtres. Les tentatives de règlement à l'amiable sont restées sans succès. Selon le chef du village de Koda, Yves Akoutin, des convocations avaient été adressées à la communauté de Goro, accusée d'avoir saisi des outils de travaux champêtres appartenant à certains agriculteurs de Koda. Ses membres auraient catégoriquement refusé de recevoir ces convocations, remises par le délégué lui-même. Dans la foulée, un individu a été interpellé par des éléments de la sécurité du village. Une altercation a ainsi éclaté le lundi 12 octobre 2026, faisant plusieurs blessés graves, évacués d'urgence à l'hôpital.
Ce que dit le chef d'arrondissement de Goro
Contacté par la rédaction de Daabaaru, le chef d'arrondissement (CA) de Goro, Abdoulaye Imorou, a fait savoir qu'il s'agit d'une histoire de bradage de terres par un groupuscule de jeunes de Koda. « Ils ont vendu des milliers d'hectares illégalement et menacent de déguerpir des habitants. C'est cela qui a conduit au soulèvement dans la zone », a déclaré le CA, avant d'ajouter que cette situation prévaut dans l'un de ses villages administratifs dénommé Gbéba. À la question de savoir si la justice a tranché en faveur des habitants de Koda sur une affaire de domaine foncier, il répond, « nous n'avons pas connaissance de cette décision. En réalité, c'est un cours d'eau qui sépare la localité de Gbéba et un hameau de Koda dénommé "Dimanche". Depuis des décennies, cette rivière a été considérée comme la limite entre les deux localités. Les habitants de Gbéba et de Goro travaillent du côté Est de la rivière et ceux de "Dimanche", à Koda, travaillent du côté Ouest de la rivière ». Face à cette situation, le chef d'arrondissement joue la carte de l'apaisement pour promouvoir la paix et la cohésion sociale. Selon lui, « la situation est maîtrisée et actuellement entre les mains des forces de l'ordre et des autorités communales ».
Cependant, un habitant de Goro est actuellement retenu au commissariat.
Wilfried AGNINNIN




