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Droit à l'avortement sécurisé au Bénin: Cojas-Bénin forme des journalistes à Grand-Popo

Droit à l'avortement sécurisé au Bénin: Cojas-Bénin forme des journalistes à Grand-Popo

La Coalition des Organisations de Jeunes pour l'Avortement Sécurisé du Bénin (Cojas-Bénin) a réuni à Grand-Popo des journalistes venus de divers horizons, les 9 et 10 septembre 2026. C'est au détour d'un atelier de co-construction de messages de vulgarisation de la loi n°2021-12 du 20 décembre 2021, relative à la santé sexuelle et reproductive en République du Bénin. Cet atelier s'inscrit dans le cadre de l'initiative Kaléidoscope, qui œuvre pour un meilleur accès à l'information sur la santé sexuelle et reproductive au Bénin.

Pendant deux jours, les participants ont appris sur l'initiative Kaléidoscope, ses objectifs, cibles et partenaires. Florence Odjo, spécialiste genre, a dressé un état des lieux sans détour des obstacles persistants. Elle a mentionné la stigmatisation sociale, la méconnaissance de la loi, l'accès limité aux structures de santé qualifiées, le coût des services, les difficultés d'orientation, la disponibilité limitée, la qualité variable de la prise en charge et la pression familiale. À l'en croire, ces facteurs poussent de nombreuses femmes à adopter des pratiques clandestines et dangereuses.

De son côté, Jean-Pierre Houangbè, juriste et expert en santé, a présenté une communication sur la loi n°2021-12 du 20 décembre 2021, qui modifie et complète la loi n°2003-04 du 3 mars 2003 relative à la santé sexuelle et reproductive en République du Bénin. Les nouvelles dispositions de cette loi ont été passées en revue, notamment son article 17, qui encadre les conditions de l'avortement sécurisé. Il a insisté particulièrement sur les articles 17-2, 17-4, 17-5, 19-1 et l'article 519 du Code pénal, des dispositions clés pour comprendre les garanties entourant l'interruption volontaire de grossesse au Bénin.

Au cours de la formation 

Les participants ont ensuite procédé à la construction des messages radio pour vulgariser la loi. Clarté, précision, absence de jugement sont les trois exigences qui ont guidé les travaux. Ils ont proposé des formulations, testé des tournures, ajusté le ton, cherchant l'équilibre entre rigueur juridique et accessibilité pour le grand public. Au terme de cet atelier de deux jours, journalistes et acteurs de terrain repartent avec un engagement clair : faire vivre cette loi hors des textes officiels, la porter jusque dans les foyers, pour que chaque femme puisse enfin exercer ce droit en toute sécurité et en toute dignité.

Folarin YABI

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