ÉDITO : Le Bénin se meut

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ÉDITO

Le Bénin se meut

« Aléa jecta est !» ( les dés sont jetés), cria Jules César après la traversée du Rubicon en l’an 49 avant J.c. Ainsi, comme ce grand empereur romain, les béninois peuvent désormais pousser ce cri. Puisque grâce à la vision d’un seul homme qui réunit à la fois « génie, courage, abnégation et capacité », le Bénin franchit d’innombrables rubicons en très peu de temps. Même les rubicons les plus mythiques sont franchis sans coup férir à la grande surprise des sceptiques de la République. Cet homme dont la témérité est souvent vue comme un défaut est le quatrième chef d’État de l’ère démocratique au Bénin, lui c’est Patrice Talon.

Plus besoin de faire l’éloge des actes forts posés par l’homme pour révolutionner les habitudes dans un pays où certaines contre-valeurs étaient jadis instituées comme marque de gouvernance donnant ainsi lieu à la création des termes péjoratifs tels que « le système béninois, la béninoiserie, la ventrocratie ». Des termes systématiquement inventés par la conscience collective pour peindre cette anormalité comportementale qui était érigée en règle.

Mais contre toute attente, et comme par un bâton magique, l’homme en qui Candide Azannaï a très tôt vu tout le génie dont avait besoin le Bénin pour sa transformation, a effectivement modifié la mentalité des béninois. Le respect de l’autorité et du bien public, l’observance de l’éthique dans les services publics, fin du clientélisme et du népotisme dans les affaires publiques et une nette régression de la corruption et du rançonnement sur les routes sont les grands changements qui se font remarquer aisément dans le pays. Et même face à la rage du Nigéria dont les frontières sont fermées depuis un bon moment, le Bénin reste debout économiquement avec des performances qui séduisent même le Fonds Monétaire International (Fmi) et d’autres institutions de Breetonwood.

Voilà donc le Bénin qui se meut et se révèle véritablement au monde grâce à ce mal nécessaire qu’est devenu Patrice Talon apporté en 2016 par le visionnaire politique Candide Azannaï qui désormais est la boussole permettant au chef de l’État de ne pas fléchir.

Edouard ADODE

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