Revenir à l'accueil
Face à l'échec de son pouvoir: Tiani, à la recherche de boucs émissaires, s'en prend à Talon

Face à l'échec de son pouvoir: Tiani, à la recherche de boucs émissaires, s'en prend à Talon

Le général Abdourahamane Tiani du Niger ne cesse d’accuser le Bénin d’être à la base de ses malheurs. La dernière accusation fait suite aux tirs nourris et aux explosions qui ont secoué la zone de l’aéroport international Diori Hamani à Niamey, ciblant la base aérienne située à l’intérieur du complexe. Cette attaque a eu lieu dans la nuit du 28 au 29 janvier 2026. À la suite de cet événement, le général Tiani a accusé plusieurs pays, dont le Bénin, d’être complices de cette opération meurtrière. Pourtant, lorsqu’on fait une analyse approfondie et objective de la situation actuelle au Niger, on peut affirmer sans risque de se tromper, que le général Tiani se trompe de combat.

En effet, depuis l’accession au pouvoir du général Abdourahamane Tiani, la zone la plus touchée par les attaques d’individus armés non identifiés avec à la clé plusieurs centaines de morts, est celle de Tillabéri. Une zone qui n'est frontière ni avec le Nigéria, ni avec la Côte d’Ivoire encore moins avec le Bénin, régulièrement cité. Au contraire, c’est la "zone des trois frontières" entre le Mali, le Niger et le Burkina-Faso qui est régulièrement endeuillée.

Dès lors, on s'interroge sur le "pourquoi le général Tiani n’accuse-t-il pas le Mali ou le Burkina-Faso ? " Curieusement, il pointe un doigt accusateur sur le Bénin et la Côte d’Ivoire, un pays situé à près de 3 000 kilomètres. Il s’agit d’un acharnement manifeste. Au regard de la situation, l'on peut dire sans risque de se tromper que le gouvernement de Niamey semble "laisser le serpent et taper dans l'herbe".

Par ailleurs, les frontières entre le Bénin et le Niger sont officiellement fermées. Si des individus armés parviennent malgré tout à les traverser, cela traduirait une certaine défaillance du côté des autorités nigériennes. Le général Tiani devrait s'atteler à renforcer la sécurité de ses propres frontières plutôt que de chercher de boucs émissaires.

En conclusion, les causes du malheur du Niger sont ailleurs qu’au Bénin.

Wilfried AGNINNIN

À lire aussi