GROSSE AFFAIRE DOMANIALE D’ENVIRON 150 HECTARES À SAKAROU DANS LA COMMUNE DE N’DALI : Le nom d’une haute autorité de l’État cité parmi les acquéreurs . Le délégué de Sakarou, principal accusé, dénonce un acharnement

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Une grosse affaire domaniale impliquant une haute autorité du pays défraie l’actualité et donne raison au chef de l’État Patrice Talon qui entend créer une cour spéciale qui doit désormais connaître de ces affaires. Il s’agit d’environ 150 hectares appartenant au village de Sakarou, dans l’arrondissement de Sirarou, commune de N’Dali. Les jeunes de cette localité pointent d’un doigt accusateur le délégué Thomas Akpo qui, à son tour, dénonce un acharnement qui n’a d’objectif que de le destituer. Ce dernier est accusé d’avoir vendu 142 hectares de terre à de hautes personnalités du pays.

Barnabas OROU KOUMAN BOK

L’histoire remonte au temps du Président Hubert Maga qui aurait voulu que les populations s’installent au bord de la route Inter-Etat n°2. Il a été demandé aux populations de Sakarou d’aujourd’hui, dans l’arrondissement de Sirarou, commune de N’Dali de quitter Gandou Nomba situé à environ 7 kilomètres.

En 2016, réunies au sein de le communauté “Su Ka Tii Yiina” de Sakarou et Gandou Nomba, les populations ont signé un accord pour sauvegarder l’intégrité de leur territoire et empêcher son bradage.

Selon ces populations, le délégué, jouissant de son titre d’autorité locale, opère le morcellement et la vente dudit espace. C’est ce qui a motivé les jeunes de Sakarou appuyés de quelques sages à se mobiliser. Au cours d’une séance de concertation tenue le dimanche 19 juin, les populations à l’unanimité ont décidé de démettre le délégué de ses fonctions et de récupérer les terres morcelées et vendues.

Rapproché, le délégué Thomas Akpo balaie du revers de la main toutes les accusations et parle plutôt d’un acharnement qui vise sa destitution. Selon le délégué, il a reçu la procuration pour agir au nom des membres de sa famille pour ce qui concerne le domaine familial. Il reconnaît aussi avoir vendu des parcelles lui appartenant et ses enfants et autres parents en ont vendu également. Il nie cependant catégoriquement avoir vendu des parcelles appartenant à la communauté qui l’accuse.

Le maire Daouda Saka Méré quant à lui, reconnaît avoir été saisi par des populations pour le limogeage du délégué. L’autorité communale leur aurait expliqué le processus et l’instance habileté à destituer un délégué et les a convié à la patience et à la résolution pacifique de la situation.

Il faut signaler que parmi les acquéreurs, le nom d’une haute autorité de l’État a été cité, un colonel des eaux et forêts, un commissaire de police et un gérant de Clcam. Un superficie de 142 hectares aurait été vendue.

Ce n’est que l’épisode zéro d’une longue série que nous nous ferons le devoir de vous faire vivre en détail.

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