Le Laboratoire Société-Environnement (LaSEn) du professeur Mohamed Nasser Baco a organisé en différé, du 2 au 3 octobre 2026, la Journée Internationale de la Paix (Jip) à l'Université de Parakou. Elle a été placée sous le thème « Femme et jeune, piliers de la consolidation de la paix et de la gestion durable des ressources naturelles ». Les travaux de cette 4e édition ont été lancés par le recteur de l'Université de Parakou, le professeur Bertrand Sogbossi Bocco, en présence du professeur Mohamed Nasser Baco, directeur du LaSEn, et de Babatoundé Alamou, représentant du Service civil pour la paix Zfd de la Coopération allemande Giz, partenaire de l'événement.
Romaric FADJEBE
La paix ne se décrète pas, elle se construit. À l'Université de Parakou, le message a été porté haut par le Laboratoire Société-Environnement. Femmes et jeunes ne sont plus à voir comme de simples victimes des crises. Ils sont désormais présentés comme les véritables bâtisseurs, ambassadeurs et acteurs de la cohésion sociale. En célébrant cette journée, le LaSEn entend mobiliser les acteurs afin de repenser le rôle des femmes et des jeunes dans la prévention des conflits à travers la gestion durable des ressources naturelles. Conférence-débat, table ronde, animations culturelles, artistiques et match de football ont été les temps forts de cet événement.
Photo de famille
Pour le professeur Mohamed Nasser Baco, directeur du LaSEn, la paix est bien plus qu'une accalmie. « La paix n'est pas seulement l'absence de conflit, elle est une condition du développement, de la cohésion sociale et de la gestion durable de nos ressources naturelles », a-t-il insisté. Convaincu que comprendre les conflits, c'est déjà les prévenir, il a appelé à un changement de paradigme. « Les femmes et les jeunes ne doivent pas seulement être considérés comme des victimes ou des bénéficiaires des activités de paix. Ils doivent être reconnus comme des acteurs, des bâtisseurs, des porteurs de solutions », a-t-il conclu.
Des participants
Partenaire technique de l'événement, le Service civil pour la paix (Zfd) de la Coopération allemande Giz, par la voix de Babatoundé Alamou, a réaffirmé son engagement dans le renforcement du dialogue social. « Notre engagement commun, c'est de renforcer le dialogue, prévenir les violences, et promouvoir la culture de paix inclusive où femmes et jeunes prennent toute leur place. Nous soutenons de telles initiatives », a-t-il exprimé. Il a, par ailleurs, insisté sur la nécessité de créer des espaces de parole sûrs et d'amplifier les voix qui œuvrent au quotidien pour la dignité et la tolérance.
le professeur Mohamed Nasser Baco, directeur du LaSEn
Photo de famille
Le doyen de la Faculté d'agronomie de l'Up, Valérien Zinsou, a rappelé pour sa part que les ressources agricoles, pastorales, forestières ou hydriques sont des biens vitaux dont l'accès n'est pas toujours équitable, source de tensions. Selon lui, les jeunes et les femmes ont un grand rôle à jouer dans la préservation de la paix. « Leur implication dans la prévention des conflits, la sensibilisation, la protection de l'environnement et la gestion durable des ressources est donc indispensable », a-t-il souligné, tout en saluant l'initiative du LaSEn.
Zalika Salifou, représentante de l'Institut National de la Femme (Inf), a replacé la force de la femme dans la résolution des conflits. « On ne peut pas parler de la paix, de la consolidation de la gestion durable des ressources sans la femme. Et personne ne dira le contraire », a-t-elle fait remarquer.
Présidium
Des participants
De son côté, le professeur Bertrand Sogbossi Bocco, recteur de l'Université de Parakou, pense que la consolidation durable de la paix ne relève pas uniquement des pouvoirs publics. « Elle interpelle chaque citoyen. L'Université de Parakou, en tant qu'espace de production de savoirs et d'insertion professionnelle des jeunes et des femmes, a une responsabilité particulière pour mieux comprendre les dynamiques qui influencent la paix », a fait savoir l'autorité rectorale.
Lors des échanges
Au-delà des discours, cette journée aura eu le mérite de replacer les femmes et les jeunes au centre des débats liés à la paix. Un arbre a été mis en terre pour marquer cette journée.




