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Nikki/Renforcement de la cohésion sociale et prévention de l'extrémisme violent: le Pnud et le Royaume des Pays-Bas à l'écoute des bénéficiaires du PacoSo-Pev-Lct

Nikki/Renforcement de la cohésion sociale et prévention de l'extrémisme violent: le Pnud et le Royaume des Pays-Bas à l'écoute des bénéficiaires du PacoSo-Pev-Lct

Une séance d'échange et de suivi entre des bénéficiaires de Nikki du Projet d'Appui au renforcement de la Cohésion Sociale, à la Prévention de l'Extrémisme Violent et à la Lutte contre les Conflits liés à la Transhumance (PacoSo-Pev-Lct) et une délégation de l'Ambassade des Pays-Bas au Bénin a eu lieu le 31 août 2026, à Nikki. C'est une initiative du Programme des Nations Unies pour le Développement (Pnud) à travers le PacoSo-Pev-Lct. Les membres de la délégation de l'Ambassade des Pays-Bas au Bénin sont allés à la rencontre des bénéficiaires de la commune de Nikki pour échanger avec ces derniers afin de savoir comment ils utilisent les équipements mis à leur disposition, les effets induits par l'appui et éventuellement recueillir leurs difficultés et attentes. Au terme des échanges, les bénéficiaires ont salué les différents appuis du projet et les impacts sur leurs activités. Voici ci-dessous, les impressions de quelques-uns.

Wilfried AGNINNIN


KERE OROU Imorou, secteur élevage volaille

« J'étais dans la pisciculture. Les gens me décourageaient par rapport à l'élevage. Ils me disaient que les poulets Goliath, c'est difficile, ça meurt. Mais avec la formation que j'ai suivie avec PACoSo j'ai compris que l'élevage de volaille est plus rentable car en trois mois, les sujets sont prêts pour la vente. Ce qui n'est pas le cas pour le poisson et les moutons. Je me suis lancé là-dedans avec l'appui du projet et j'ai fait un chiffre d'affaires de 300 000 francs CFA avec mes poulets Goliath, que j'ai vendus pendant la période de la Gaani. Vraiment, je ne peux que dire merci au projet PACoSo. Je leur demande de ne pas s'arrêter en si bon chemin, de continuer à nous appuyer par rapport à ce qui reste encore parce que, qu'on le veuille ou non aujourd'hui, l'élevage, c'est ce qui est primordial. On ne peut s'en passer. C'est l'agriculture qui nous donnait à manger. Mais les terres ne s'élargissent pas alors que chaque année le nombre de personnes augmente. Si nous nous concentrons sur l'élevage, au fil des années, vous voyez ce que cela peut donner. Encore une fois je dis merci au projet ».


BAPARAPE Abdou Ramanou, secteur élevage

« Avant que je ne sois bénéficiaire du projet, j'enregistrais beaucoup de morts au niveau de mes poussins. Il y avait trop de risques de mortalité. Mais avec l'appui du projet, c'est moi-même qui produis mes poussins. Je vais à la recherche des œufs et je me suis spécialisé dans la production. Par le passé, je m'arrangeais pour avoir au moins 50 têtes. Mais quand j'ai reçu la couveuse, je suis allé au-delà de 300 têtes. Pour la Gaani, j'ai pu vendre l'unité à 3500 francs. Dans ma zone, j'aide aussi les gens à faire éclore les œufs et après ils viennent récupérer leurs poussins. Pour moi, il faut aider les amis. C'est notre génération qui gagne ».

ADAM BIGAH Moussa, secteur agriculture

« Dans le secteur de l'agriculture, la disponibilité des intrants est importante. On avait des difficultés à transporter les intrants comme les engrais, les bouses de vache et autres. Mais dans le lot de matériels reçus, il y avait une brouette. J'ai commencé par l'utiliser pour passer de maison en maison, de camp peulh en camp peulh pour collecter les intrants. Aujourd'hui, les gens se demandent ce que j'ai pu utiliser pour améliorer mon rendement car en réalité les difficultés qu'on avait pour le transport des intrants ne nous permettaient pas d'en mettre pour nos cultures. Ce qui agissait négativement sur le rendement. Cette dotation de matériel du projet a aussi renforcé la solidarité en notre sein. On peut aller vers un collègue passer ses équipements et l'autre aussi peut venir s'il a besoin de quelque chose et il y a aussi une sorte de mutualisation des forces ».


SOTTIMA Christian, secteur transformation agroalimentaire

« Je suis dans la transformation de jus d'ananas pur. J'ai produit aux mois de mai et juin du jus d'ananas et du jus de tamarin. J'ai fait des emballages, des étiquettes et j'ai fait connaître mes produits aux gens puisque ce sont mes premières productions. Dans ces partages, j'ai eu des encouragements. Mais j'avais un problème de capsuleur. J'allais louer un capsuleur pour pouvoir capsuler mes bouteilles. J'ai pu avec mes premières ventes m'acheter un capsuleur. Je voudrais dire merci au projet PACoSo parce que j'ai vraiment lancé la production de ce jus. Pour le moulin que j'ai reçu, cela m'a permis d'aider les femmes qui ont un problème de transformation des épices. Je suis devenu meunier. J'écrase et je transforme les épices dans mon milieu. Le seul problème que j'ai est celui de l'installation, un espace bien aménagé pour mes activités. Mais je sais qu'avec le temps ça va se faire ».

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