Le match de gala entre jeunes leaders de la ville de Parakou a effectivement eu lieu le samedi 30 août 2025 au stade omnisports de Parakou. Il a mobilisé des jeunes venus de plusieurs partis politiques qui ont croisé les crampons dans un seul but : renforcer la paix et la cohésion sociale au sein de la jeunesse de la cité des Koburu. Pour la circonstance, deux équipes ont été formées pour ce match de gala. Il s'agit du club de la Paix et de celui de la cohésion sociale, composés chacun de jeunes filles et de jeunes garçons des formations politiques du Bénin. Au terme de ce match de football qui s'est disputé dans une ambiance bon enfant, les deux formations se sont séparées sur un score de 4 buts partout.

Ce match de gala est placé sous le thème, « Jeunesse, paix et cohésion sociale ». Occasion pour l'initiateur, le jeune leader Abdoul-Chakour Naro Assouma, de situer le contexte de cette initiative. « Nous sommes dans un environnement politico-social un peu compliqué où chacun, en fonction de son obédience politique, tient des discours qui, parfois, deviennent violents, et qui ne rassurent pas, je dirais même plutôt inquiètent », a-t-il fait savoir. Selon lui, la politique et les élections laissent souvent place à des troubles avec des familles divisées. Et pour renverser la tendance, le jeune leader engagé Abdoul-Chakour Naro Assouma a innové pour la promotion de la paix et de la cohésion sociale à travers ce match de gala. Abdoul-Chakour Naro Assouma veut ainsi démontrer que, malgré les clivages partisans, le sport peut être un puissant vecteur de rapprochement, de dialogue et d’unité entre les fils et filles d’une même cité. Il a, pour finir, invité les jeunes présents à ce match à maintenir la flamme de la paix, du vivre-ensemble et de la cohésion sociale, tout en étant ambassadeurs auprès des autres jeunes.

Les jeunes participants à ce match ont salué l'initiative et insisté sur la nécessité de préserver la paix. Kassim Orou Soua, jeune leader politique, a reconnu le bien-fondé de cette initiative. « Il nous faut ce genre de rencontre afin que la jeunesse, qui est le socle du développement, puisse se voir et unifier les idées pour préserver l'unité nationale, la paix et la cohésion sociale. Donc, je tiens d'abord à remercier Maître Chakour, qui a compris que c'est à travers ces initiatives que la paix peut régner dans notre cher pays, le Bénin. Et qui dit la paix, dit le développement. Et qui dit le développement, dit l'émancipation de la jeunesse », s'est-il réjoui.

De son côté, Lydia Ousmane Moussa, jeune leader politique, a aussi remercié les organisateurs de cette rencontre de paix. À l'en croire, aucun développement n'est possible sans la jeunesse. Et pour que ce développement soit possible, il faut que cette jeunesse travaille dans la paix, main dans la main, loin des clivages politiques.
Wilfried AGNINNIN



