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Parakou :Trois militantes en formation à l'Igd plaident pour le leadership politique des femmes

Parakou :Trois militantes en formation à l'Igd plaident pour le leadership politique des femmes

Le samedi 19 septembre 2026, à la mairie de Parakou, Aubierge Elvire Mariano de l'Union Progressiste le Renouveau, Samirath Y. Kouchelé du Bloc Républicain et Zénabou Sanni, elle aussi du Bloc Républicain, ont restitué les acquis de leur formation à l'École Politique Féminine Multipartite. Cette école est portée par un consortium formé de l'Institut pour la Gouvernance Démocratique (Igd), de l'Institut Néerlandais pour la Démocratie Multipartite (Nimd) et de Care Bénin Togo, dans le cadre du Projet de Renforcement du Leadership des Femmes en Politique (Prlfp) dans les communes du Bénin.Présidium

Samirath Y. Kouchelé a ouvert la séance par un mot de bienvenue à l'assistance. Après avoir reconnu et salué la présence des uns et des autres, elle a clarifié le cadre dans lequel se tient la séance. Elle a ensuite souhaité que cette rencontre soit un espace d'écoute, de dialogue et surtout d'engagement renouvelé.Samirath Y. Kouchelé

Zénabou Sanni a ensuite présenté l'Institut pour la Gouvernance Démocratique (Igd), Ong béninoise apolitique créée en 2012 sous l'impulsion du Nimd, dont la mission est de promouvoir la participation politique des jeunes et des femmes par la formation et le renforcement du leadership. Elle a expliqué que l'école est financée par l'Ambassade des Pays-Bas et mise en œuvre avec le Nimd et Care Bénin-Togo depuis 2021 dans le cadre du Prlfp. Elle a rappelé que l'école en est à sa 5e promotion et a déjà formé 129 alumni, avec aujourd'hui 22 jeunes militantes en formation.Zénabou Sanni

Aubierge Elvire Mariano a, à son tour, développé le thème de la session, « Enjeux et défis du militantisme politique féminin au Bénin ». Elle a rappelé que les femmes représentent plus de la moitié de la population béninoise mais restent sous-représentées en politique. « Le véritable défi est de passer de la présence à la participation, de la participation à l'influence et de l'influence au véritable pouvoir de décision », a-t-elle souligné, appelant les partis, les familles et les hommes à soutenir davantage l'engagement des femmes.Aubierge Elvire Mariano

Samirath Y. Kouchelé a enfin lancé le débat et fait l'appel à l'action pour l'égalité avec l'assistance. Recentrant les échanges sur l'essentiel, elle a rappelé que le militantisme féminin n'est pas une question de femmes, mais une question de démocratie. « Ne demandons pas si les femmes peuvent faire de la politique. Donnons-leur enfin les clés du pouvoir », a-t-elle lancé dans une formule qui a marqué l'assistance et suscité de nombreuses réactions dans la salle.

Un signal politique fort

Représentant le maire, Moustapha Orou-Gankou a salué l'initiative. Il a cité la création de l'Institut National de la Femme et l'élection de Mariam Chabi Talata Zimé à la vice-présidence de la République comme signes d'avancées, tout en invitant les femmes à poursuivre leur engagement politique.des participants 

Un mot de gratitude

Avant de clore la séance, les trois militantes ont tenu à dire merci. Elles ont exprimé leur sincère reconnaissance à l'Institut pour la Gouvernance Démocratique et à ses partenaires, le Nimd, Care Bénin Togo et l'Ambassade des Pays-Bas, pour la confiance placée en elles, pour l'accompagnement reçu tout au long de la formation et pour l'espoir qu'ils font grandir chez les femmes engagées en politique.Photo de famille Photo de famille 

Trois voix, un même engagement

De cette restitution ressort un message cohérent, porté à trois voix. Zénabou Sanni a montré ce qu'apporte concrètement l'Igd : formation, réseau, relève. Aubierge Elvire Mariano a posé le diagnostic du chemin qui reste à parcourir, de la présence à la décision. Samirath Y. Kouchelé a porté l'appel à donner enfin les clés du pouvoir aux femmes. Trois trajectoires, un même constat : le militantisme féminin béninois ne manque ni de nombre ni de volonté, il manque encore d'espaces de pouvoir réel. Cette séance de restitution s’est achevée sur des mots de gratitude et d’engagement.

La Rédaction 

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