POUR UNE SORTIE DE CRISE ÉLECTORALE AU BÉNIN : Bio Sarako Tamou préconise une révision de la constitution . L’article 80 de la constitution visé

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POUR UNE SORTIE DE CRISE ÉLECTORALE AU BÉNIN

Bio Sarako Tamou préconise une révision de la constitution

. L’article 80 de la constitution visé

Face à l’impasse qui pèse sur les prochaines élections législatives au Bénin, des voix ne cessent de se lever pour proposer une sortie de cette situation embarrassante. Dans cet ordre d’idée, le plus jeune des maires du Bénin dans sa proposition de solution vise la racine du mal c’est-à-dire la constitution du Bénin. Ainsi, pour Bio Sarako Tamou, il est urgent de réviser la constitution pour une solution durable et efficace de sortie de l’impasse.

Edouard ADODE

La condition pour finir avec l’impasse électorale en cours au Bénin est la révision de la constitution du 11 décembre 1990, notamment celle de son article 80. C’est l’essentiel de ce qu’on peut retenir de l’analyse faite par le maire de la commune de Banikoara face à la situation qui prévaut actuellement au Bénin. Le maire soutient sa proposition par l’impossibilité de réviser les lois électorales. «A l’étape actuelle du processus électoral, toute révision des lois électorales serait une violation flagrante de l’arsenal juridique du Bénin », a-t-il constaté.

Alors, pour ne pas tomber dans ce travers juridique, «je propose un amendement constitutionnel de l’article 80 de la Constitution», a suggéré le jeune maire. Cet article qui dispose en ces termes, « les députés sont élus au suffrage universel direct. La durée du mandat est de quatre (04) ans. Ils sont rééligibles. Chaque député est le représentant de la Nation toute entière et tout mandat impératif est nul. »

De l’analyse de l’édile du bassin cotonnier du Bénin, il faut réviser la constitution pour proroger le mandat de l’actuelle législature à cinq ans au lieu de quatre et ceci pour les autres mandatures à venir au niveau de l’Assemblée Nationale. Alors, cette mesure permettra d’obtenir un couplage des élections législatives avec les municipales et communales de 2020. Ainsi, tous les partis politiques auront le temps nécessaire pour se conformer aux nouvelles exigences légales.

Si cette option est prise par la classe politique, elle contribuera à la réduction des coûts des élections au niveau de la Commission Électorale Nationale Autonome (Cena) et même au niveau des partis politiques.

De même, la Cena disposera par le biais de cette révision, le temps pour une organisation parfaite de ces élections.

Voilà ce que pense le maire Bio Sarako Tamou pour une sortie satisfaisante de l’impasse. Alors, il ne reste à ce que cette proposition soit réellement prise en compte par la classe politique qui semble être réellement préoccupée par la situation en cours dans le pays.

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