Trois mois après son installation, le Sénat béninois est entré dans le vif du sujet. Sa première session ordinaire s'est ouverte le mercredi 28 octobre 2026 au Dôme du Sofitel de Cotonou sous la présidence de Patrice Talon qui a fixé le cap, faire du Sénat une institution d'apaisement politique.
Créée par la révision constitutionnelle du 17 décembre 2025 et installée le 30 juillet dernier avec 25 membres, la chambre haute entre ainsi dans sa phase opérationnelle. C'est son président Patrice Talon, élu le 6 août dernier, qui a prononcé le discours inaugural devant un parterre de personnalités dont le président de l'Assemblée nationale le professeur Joseph Fifamin Djogbénou, des présidents d'institutions, des membres du gouvernement, des députés, le doyen du corps diplomatique, le préfet du Littoral et le maire de Cotonou. Dans une allocution solennelle, l'ancien chef de l'État a tenu à clarifier la doctrine de l'institution. Il a affirmé qu'au Bénin, le Sénat est une institution d'apaisement de la scène politique et rien de plus.
Les membres du Sénat
Pour Patrice Talon, le Sénat doit être le garant de la stabilité nécessaire à la conduite durable des politiques publiques. Il a rappelé que les progrès du Bénin reposent sur des réformes qui offrent aux responsables publics un environnement propice à l'action. Défendant une vision pragmatique de la démocratie, il a évoqué les modèles variés des États-Unis, de l'Allemagne et de la Suisse pour justifier une architecture institutionnelle adaptée aux réalités béninoises.
Cérémonie d'ouverture de la première session du Sénat
Le Sénat aura ainsi quatre missions essentielles. Veiller à la préservation des libertés fondamentales, de la démocratie et de la cohésion sociale, intervenir dans certaines procédures législatives notamment les lois à caractère politique et contribuer à la régulation des comportements dans la vie politique.
Le bureau de l'Assemblée nationale
Les travaux de cette session prévue pour durer 21 jours permettront aux sénateurs d'examiner les premiers dossiers transmis à l'institution dont le nouveau Code de la route.
Alassane ADAMOU




