PRÉVENTION DES CAS DE NOYADE SUR LE FLEUVE OKPARA : Les dispositions prises par les autorités communales en attendant l’aide de l’État

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C’est déjà la saison des pluies dans le Borgou à l’instar des autres départements du Bénin. Et quand l’on parle de pluie dans ce département, on pense directement au fleuve Okpara où des cas de noyade sont observés chaque année.

En effet, situé dans la commune de Tchaourou, le fleuve Okpara fait partie des plus grands fleuves du Bénin avec une superficie de 11 458 km2 dont 748 km2 du côté béninois. Ainsi, en saison pluvieuse où les pluies sont abondantes, le fleuve se met en colère et ravage tout sur son passage. Toute chose qui occasionne des cas de mort par noyade au niveau de ce cours d’eau. L’on se souvient comme si c’était hier de la funeste date du 3 août 2020 où six personnes ont péri dans ce fleuve du côté du village de Woria suite au chavirement de la barque qui les transportait. Cinq sur les 11 personnes à bord ont été repêchées du fleuve par une jeune et brave femme du nom de Sakina Harouna. Par ailleurs, du côté de l’arrondissement de Kika, le fleuve quitte même son lit et bloque le passage des personnes et des biens sur l’axe Kabo-Nigéria. Les autorités préoccupées par cette situation qui est devenue habituelle à chaque saison prennent des dispositions.

Les dispositions prises 

Selon le chef de l’arrondissement de Kika Amadou Orou Bouro, des dispositions sont prises par les autorités communales pour limiter les dégâts au niveau de ce fleuve. « À Kika, nous avons essayé de mettre en place un comité qui se rendra régulièrement au niveau du fleuve pour sensibiliser les populations sur les dangers qu’ils encourent en traversant seul. Il faut dire aussi que nous avons délégué certains jeunes qui se chargeront de faire traverser les usagers. Toute personne qui voudra traverser le fleuve au niveau de Kika se fera accompagner par les guides qui seront sur place », a-t-il renseigné.

Il n’a pas manqué d’inviter les populations à la prudence. « Il va falloir que les populations évitent les comportements qui pourraient les amener à tomber dans les mailles de ce fleuve. Il faut éviter de s’en approcher au maximum surtout la nuit. Quand on ne maîtrise pas le fleuve, il faut se laisser guider par les autochtones qui eux, maîtrisent mieux », a-t-il lancé avant d’inviter le gouvernement à trouver une solution pour cadrer ce fleuve, car selon lui, la mairie n’a pas les moyens pour faire quelque chose de concret.

« Le gouvernement avait promis la réhabilitation de la voie de Kabo et profiter pour construire un pont au niveau de l’Okpara mais malheureusement rien n’a été fait jusqu’au démarrage des pluies. On espère quand même », a-t-il confié.

Samira ZAKARI

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