Alors que le financement est disponible et l’entreprise déjà installée, le lot 4 de la RN8 à Banikoara n’a toujours pas démarré. Par une question écrite datée du 31 août 2026, le député Dr Bio Sarako Tamou demande des explications et des mesures urgentes pour désenclaver le grenier agricole du Bénin.
He Bio Sarako Tamou
Le bassin cotonnier du Nord-Bénin fait face à d’importantes difficultés routières. À Banikoara, "cité de l’or blanc", les populations continuent de payer le prix fort de routes impraticables, malgré les promesses répétées des gouvernements successifs. L’élu de la 2e circonscription électorale, le Dr Bio Sarako Tamou, a décidé de porter le cri d’alarme jusqu’à l’exécutif. Dans une question écrite adressée au Gouvernement le 31 août 2026 à Porto-Novo, l’ancien maire de Banikoara pointe du doigt deux axes stratégiques à l’abandon.
Le lot 4 de la RN8 bloqué malgré tout
Un camion qui fait les frais de l'état de la route
La Route nationale n°8, reliant Djougou à Banikoara et surnommée "boucle cotonnière", est vitale pour l’économie du Nord. Ses travaux de bitumage, découpés en 4 lots, avancent sur les 3 premiers. Mais le lot 4, long d’environ 25 km sur le territoire de Banikoara, est à l’arrêt total. Pourtant, selon le député, le financement est disponible, le marché a été attribué à l’entreprise SOROUBAT, la mission de contrôle a été recrutée et l’entreprise est déjà installée à Banikoara. En saison des pluies, la circulation devient un calvaire. En saison sèche, la poussière et les nids de poule freinent tout. « Cette situation compromet sérieusement l’évacuation des produits agricoles et freine les activités économiques », dénonce-t-il.
La dégradation avancée de la RN17 bis, une urgence ignorée
Les dégâts causés par cette route
Deuxième point noir souligné par le député : la RN17 bis Gomparou-Founougo. Au PK6, un ouvrage présente une dégradation avancée qui menace de couper la route. Or, Founougo produit à lui seul près de 75 000 tonnes de coton par an. Bien que des mesures d’urgence aient été annoncées en Conseil des Ministres le 11 mars 2026 suite à l’alerte des autorités locales, les interventions n’ont toujours pas démarré.
4 questions au Gouvernement
Dégradation avancée de la route
Le député demande notamment : Pourquoi ces retards alors que tout est prêt ? Quelles dispositions concrètes pour assurer le démarrage et l’achèvement rapides des travaux ? Pourquoi les travaux d’urgence de la RN17 bis au PK6 n’ont-ils pas commencé ? Quelles mesures immédiates pour garantir la mobilité des populations et l’évacuation du coton en attendant l’achèvement des travaux ?

À travers cette interpellation, l'honorable Bio Sarako Tamou réaffirme sa posture de député proche de sa base et sa détermination à attirer l’attention de l’Etat central sur le désenclavement du bassin cotonnier.
Alassane ADAMOU




