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Soutenance de mémoire en génie civil à l'Enstp-Abomey: Nadia Gonroudobou décroche son diplôme d'ingénieure avec la mention Très Bien

Soutenance de mémoire en génie civil à l'Enstp-Abomey: Nadia Gonroudobou décroche son diplôme d'ingénieure avec la mention Très Bien

Le samedi 17 octobre 2026 à l'École Nationale Supérieure des Travaux Publics d'Abomey, Nadia Biradimon Gonroudobou a soutenu avec mention Très Bien son mémoire d'ingénieur de conception en génie civil. Elle propose un pavé en béton à base de latérite brute stabilisée à la chaux, une innovation qui valorise les matériaux locaux tout en respectant les normes.

Devant un jury présidé par le Professeur Alamou Adéchinan Eric et composé du Maître de conférences Yabi Crespin Prudence, son encadreur, de l'ingénieur Danvi Roger et du Dr Djibril Farouk comme examinateurs, Nadia Biradimon Gonroudobou a présenté son travail de fin d'études en Ingénierie Routière. Il porte sur la mise au point d'un pavé en béton de latérite stabilisé à la chaux pour l'aménagement urbain et la voirie légère.

Une réponse à l'épuisement du gravier

Le constat est clair. La fabrication classique des pavés repose sur une exploitation intensive du gravier, qui épuise les ressources et renchérit les coûts, alors que la latérite est disponible partout au Bénin. Mais son argile affaiblit le béton. Jusqu'ici, les études proposaient de la laver et de la trier, une solution peu réaliste sur les chantiers. Nadia Gonroudobou propose une autre approche, celle d'utiliser la latérite à l'état brut, sans lavage ni tamisage, en remplaçant une partie du gravier. Pour y parvenir, elle a caractérisé les matériaux, formulé un béton témoin par la méthode de Dreux-Gorisse, puis conduit un plan d'expériences avec 20 combinaisons faisant varier la proportion de latérite, le dosage en chaux et en ciment. Après 28 jours d'immersion, elle a mesuré la compression, la traction par fendage et l'absorption d'eau.

10% de latérite, la formule optimale

Les résultats sont probants. La latérite est le facteur dominant, plus son taux augmente, plus les résistances baissent. L'optimisation a retenu la formule idéale, 10% de latérite sans chaux, avec 400 kg/m3 de ciment, soit une substitution de 10% de gravier 5/15. Le pavé optimal a donné une charge de rupture de 1475 kN en compression, 3,73 MPa en traction et 2,29% d'absorption d'eau. Des valeurs qui respectent les seuils de la norme NF EN 1338, 1400 kN en compression, absorption inférieure ou égale à 6% et traction supérieure ou égale à 3,6 MPa.

Photo de famille de Nadia Gonroudobou avec les parents et amis présents 

Un travail clair, utile et ancré dans les réalités béninoises, qui ouvre la voie à des pavés plus écologiques, plus économiques et 100% béninois.

Alassane ADAMOU

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