A 9 MOIS DE LA PRESIDENTIELLE DE 2021 AU BÉNIN, Les partis politiques dans un silence inquiétant

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• Une première à l’ère du renouveau démocratique

Conformément aux dispositions de la constitution du Bénin, le pays désignera l’année prochaine, un nouveau Président de la République. Une période électorale féérique souvent marquée par une ferveur nationale généralement enviée dans la sous région. Mais à moins de 10 mois de cette échéance capitale, silence radio dans les différents états-majors. Tout semble montrer que la vie politique nationale est en berne. Une situation jamais vécue qui fait douter du Bénin dans lequel a vécu Monseigneur Isidore De Souza.
La démocratie est-elle hypothéquée au Bénin ? Le pays ne dispose-t-il plus de politiques, de cadres compétents sur qui peut reposer l’avenir de la Nation ?
En effet, il y a quelques mois en arrière, l’étau s’est complètement resserré sur les formations politiques de la mouvance et quelques-unes de l’opposition malmenées par le régime.
Les potentiels candidats et responsables de partis politiques traditionnels ont disparu du radar par crainte de subir l’ire du pouvoir. Plus donc de présidentiables issus jusque-là du carcan politique. Tous attendent que le chef de l’Etat donne sa position s’il se mettrait dans la course à la Marina ou non. La peur gagne du coup la mouvance et l’opposition. Les politiques les plus radicaux au régime, expulsés du pays n’ont pas encore, pour l’instant, dit leur dernier mot.
La grande opposition encore tenace et rigide n’est pas encore entrée dans la danse. Pourra-t-elle traverser le bouclier du parrainage ? Les esprits devraient être déjà en concertation pour se conformer, à cette nouvelle exigence subtilement placée, courant novembre 2019.

Joël Aivo, l’exception…

Pour le moment, l’universitaire n’a fait aucune clarification sur ses intentions pour la présidentielle de 2021. Mais en bon intellectuel, il fait le tour des forces vives de la Nation. Prendre les nouvelles des différentes couches de la société, discuter, échanger et se décider. Une stratégie assez surprenante qui par la détermination pourrait être révélatrice d’une ambition.
L’ancien doyen de la faculté de droit et de sciences politiques peut incarner le renouveau, l’homme nouveau pour une alternance juste et justifiée. Le Bénin en a besoin. Si ces sorties peuvent susciter d’autres appétits, vivement que cela advienne pour la vitalité de notre démocratie qui donne l’impression de s’effriter.

Spero AKOVOGNON

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