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Au profit des communes des quatre départements du Nord-Bénin: le Programme Agora mobilise les acteurs pour booster la consommation des crédits

Au profit des communes des quatre départements du Nord-Bénin: le Programme Agora mobilise les acteurs pour booster la consommation des crédits

Du 16 au 18 février 2026, un atelier d'analyse des processus d'accompagnement des communes par l'Association pour le Développement des Communes du Borgou (Adecob), l'Association des Communes de l'Atacora et de la Donga au Bénin (Acad) et l'Association pour la Promotion de l'Intercommunalité dans le Département de l'Alibori (Apida) pour l'exécution rapide des activités sur financement Fadec a eu lieu à Komiguéa. Il s'inscrit dans le cadre du programme d'Appui à la Gouvernance locale et au Renforcement de l'Attractivité Territoriale (Agora), financé par la Coopération suisse.

Wilfried AGNINNIN

Le chef d'équipe de l’Unité de gestion du Programme Agora, Bakary Traoré,

La consommation des ressources financières allouées aux communes constitue un véritable problème mettant à mal le développement local. Les 27 communes du Nord-Bénin, notamment celles des quatre départements, ne sont pas du reste. L'atelier de Komiguéa a été organisé pour trouver des voies et moyens pour une meilleure consommation des crédits dans ces communes. Après la présentation des points du processus d'accompagnement des communes par les trois associations, les forces et faiblesses de la démarche de chaque intercommunalité ont été analysées. De même, la grille de notation des démarches a été analysée et amendée. Cet exercice a été fait à travers des travaux de groupe assortis de recommandations, en présence des responsables d'associations, des cadres des mairies, des représentants des préfectures ainsi que du ministère de la Décentralisation et de la Gouvernance locale.

Des participants 

Pour le chef d'équipe de l’Unité de gestion du Programme Agora, Bakary Traoré, cet atelier a permis de faire le bilan des initiatives développées par l'Adecob, l'Acad et l'Apida pour une meilleure consommation des ressources à travers des investissements qui doivent être réalisés. « Nous avons voulu faire le bilan pour voir si nous sommes sur la bonne voie, si les résultats sont satisfaisants en termes d'impact et de réduction des reports de crédit. Ce sont des marchés à passer, ce sont des investissements à réaliser. Donc, nous avons fait ce bilan ensemble, non seulement de la démarche, mais aussi des résultats que ces trois associations ont obtenus », a-t-il fait savoir. Selon Bakary Traoré, les objectifs de l'atelier ont été atteints avec des résultats satisfaisants. « Je pense que la moisson a été bonne parce qu'on s'est rendu compte qu'en trois mois et demi d'activité, d'accompagnement, on a produit des résultats qui ont permis d'influencer la baisse des reports de crédit en termes d'accompagnement technique aux personnes responsables des marchés au niveau des communes, d'accompagnement aussi au niveau des directions. Le résultat que nous avons obtenu nous permet de dire que si nous pouvons poursuivre en cette année 2026, cela permettra encore de renforcer l'objectif qu'on s'est fixé, celui de réduire sensiblement les reports de crédit », s'est-il réjoui.

Représentant, Coopération Suisse Serge Camille Tonoukouin

L'accompagnement a porté sur l'ensemble des communes et chaque association a une démarche qu'elle a adoptée. Les difficultés dans la consommation des crédits et l'insuffisance des ressources humaines sont les principales difficultés rencontrées par les communes. « Pour apporter notre accompagnement, on a recruté un cabinet qui a fourni trois experts : un en passation des marchés, un en génie civil et un juriste. Ces experts ont sillonné les communes du Borgou pour faire l'état des lieux et identifier les besoins spécifiques. Sur la base de ces besoins, il y a eu des interactions pour accompagner mes cadres », a mentionné le directeur exécutif (DE) de l'Adecob, Saka Bio Mamadou Yarou.

Des participants 

Il a, par ailleurs, notifié que la mission sur le terrain a permis de régler les questions de recours liées aux prestations, la médiation dans l'exécution des contrats en souffrance et l'appui pour la mise en œuvre des plans de passation de marchés. Les accompagnements ont permis d'aboutir à une consommation d'environ trois milliards de Fcfa. Pour sa part, le chargé des infrastructures et de la maîtrise d'ouvrage communale à l'Acad, Massaoudou Mamoudou Aboudou, a fait remarquer que la mission a permis d'accompagner les communes sur le processus de recrutement des prestataires, la relance des chantiers en souffrance et l'élaboration de documents d'appel à concurrence. Du côté de l'Apida, les accompagnements ont permis de faire avancer les engagements à hauteur de 850 millions de francs Cfa. « Ces séances viennent à point nommé pour corriger ce qui s'est passé au niveau des autres associations afin d'améliorer ensemble les propositions qui sont faites », a reconnu le chargé des finances locales à l'Apida, Nassirou Bani Gaye.

Au terme de l'atelier, des actions à mener pour les prochaines étapes ont été identifiées. Il s'agit de l'élaboration d'une nouvelle note d'orientation spécifique commune aux trois associations, du règlement des préalables dans les passations de marchés et de la standardisation des outils.

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