DÉGRADATION DES ROUTES À PARAKOU : Déjà la saison des pluies, le calvaire des populations recommence

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C’est déjà la saison des pluies au Bénin. Cette saison qui débute généralement en avril ne fait pas particulièrement sauter de joie les populations de Parakou. Et pour cause, l’état désastreux des voies qui s’empire encore sous l’effet de l’érosion. C’est une situation insoutenable qui n’est pas sans conséquence sur la santé et le bien-être des populations lassées de se plaindre chaque année sans succès. 

Auriol AKPAKI (Stg)

Lorsque la saison des pluies arrive, les populations de Parakou n’ont plus la paix. Elles souffrent le calvaire qui ne dit pas son nom à cause de l’état des voies impraticables. « Vraiment, l’état de ces voies nous rend malades. On fait avec malgré nous, car personne ne nous écoute », a déclaré Amos, fonctionnaire rencontré au quartier Wansirou.

En effet, de la voie quittant le stade, passant devant l’ancien Cader et menant au quartier Nima, à la voie 40 passant devant le commissariat de Banikanni et menant au quartier Bah Mora ou encore la voie quittant le carrefour Papini pour le nouveau quartier, le constat est le même. C’est un vrai casse-tête pour les usagers pour rallier un quartier à un autre. Une situation déplorable qui les expose à d’énormes risques tels que l’usure précoce des engins, la faiblesse motrice et même les accidents de circulation qui conduisent parfois à la mort. « À la fin de la journée, on a tellement mal partout qu’on ne peut plus rien faire à la maison et nos femmes s’en plaignent », a laissé entendre Ibrahim, conducteur de taxi moto dans la ville de Parakou. À tout cela, sur le plan économique, il faut ajouter le ralentissement du transit des marchandises. « Quand on va acheter des produits au marché Arzèkè pour venir dans nos quartiers, on vit un véritable calvaire sur la voie, car il nous est difficile de transporter nos marchandises dans les tricycles sur ces voies-là » a déploré Adjaratou une revendeuse rencontrée au quartier Arafat.

Tous ces facteurs doivent réveiller la conscience des autorités de la ville qui doivent prendre des mesures pour réparer les voies afin de soulager un tant soit peu la peine des populations qui n’en peuvent plus. Car, comme l’a souligné dame Arsène, commerçante au quartier Banikanni, « sans la voie, il n’y a pas de développement ».

La mairie est donc interpellée à sortir très tôt les machines avant que la situation ne s’aggrave en ce début de saison pluvieuse.

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