Le projet de loi de finances pour l'année 2026 a été transmis à l'Assemblée Nationale (An) pour examen et vote. C'est un budget axé sur le renforcement des moteurs de la croissance économique et une meilleure redistribution des richesses pour plus d'équité et de justice sociale. Il fait suite aux discussions du débat d'orientation budgétaire du 27 juin 2025 et vise à poursuivre la diversification de l'économie, le développement des infrastructures et l'investissement dans le capital humain.
Un budget ambitieux pour une croissance économique et des investissements ciblés
Pour 2026, le gouvernement ambitionne 3 783,984 milliards de Fcfa. Un budget en hausse par rapport à celui de 2025 (3 551,005 milliards de Fcfa). L'inflation devrait par contre rester faible, autour de 2,0 %, bien en dessous de la norme communautaire de l'Uemoa.
Le gouvernement table sur un taux de croissance économique de 7,5 % en 2026. Cette prévision optimiste est basée sur plusieurs facteurs clés. Il s'agit d'un secteur agricole dynamique : grâce à un soutien accru pour la mécanisation, l'accès aux intrants, et la gestion de l'eau. Une croissance industrielle due à une augmentation attendue de l'activité et enfin un accroissement des activités au port de Cotonou et la promotion du tourisme.
Une part belle consacrée aux actions sociales et à l'éducation
Le projet de loi de finances 2026 alloue une part importante notamment 42% du budget général, aux dépenses à caractère social. Ainsi, les investissements se poursuivront dans des secteurs vitaux comme la santé et la protection sociale avec poursuite des efforts pour renforcer le plateau technique sanitaire et l'extension des programmes de suppléments alimentaires pour les mères et les enfants. L'éducation avec la couverture totale des écoles publiques en cantines scolaires, l'octroi de bourses d'études et accélération des réformes de l'enseignement technique. Au niveau des Infrastructures, il sera question du développement des transports, de l'énergie, de l'eau et du numérique, avec une attention particulière à l'opérationnalisation de Sèmè-City.
Par ailleurs, 2026 étant une année électorale, une partie du budget sera utilisée pour la sécurité et les élections. En effet, une ligne budgétaire sera consacrée au financement des élections générales de 2026, pour lesquelles les ressources sont déjà entièrement mobilisées. Dans le domaine de la sécurité, le triennal 2026-2028 prévoit le déploiement de systèmes de vidéoprotection dans les grandes villes et le renforcement des équipements des Forces de Défense et de Sécurité pour une meilleure protection du territoire.
Le conseil des ministres en sa session du mercredi 10 septembre 2025 a instruit le ministre de l'Économie et des Finances, en collaboration avec les ministères concernés, de présenter ce projet de loi à l'Assemblée Nationale (An) et d'en assurer le suivi.
Samira ZAKARI



