EDITO : A qui profite cette guerre ?

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A qui profite cette guerre ?

Après avoir raté les législatives de 2019 dans des conditions douloureuses, plusieurs partis de l’opposition étaient attendus pour les communales du 17 mai prochain pour une revanche sans appel. Au nombre de ces partis qui estiment avoir été écartés de ces joutes de 2019 par le pouvoir, figure en bonne place la Force Cauris pour un Bénin Emergent (Fcbe) de l’ancien Président Boni Yayi.
Ce parti qui se présente comme le plus grand de l’opposition avait toutes ses chances pour faire sensation aux prochaines élections après l’obtention de façon rocambolesque de son récépissé d’existence légale selon les nouvelles lois qui régissent la vie politique au Bénin. Ce pas qui a été franchi avec toutes les peines au monde a ramené du coup l’espoir dans la famille cauris à la base puisque les militants pouvaient continuer à espérer une lutte légale pour un changement de la donne.
Mais comme si le parti de Boni Yayi était sous le poids d’une malédiction, c’est au moment où, la famille a plus besoin de l’union sacrée de ses barons que la division est venue s’installée à son sommet sur fond de suspicions et de graves malentendus. Par conséquent, la scission du parti est devenue une réalité, laissant ainsi militants et sympathisants dans le désarroi total. Or, dès son retour du Nigéria après les événements malheureux liés aux dernières législatives, Boni Yayi avait relancé les pourparlers pour la restauration de l’unité au sein de son parti, une démarche sage saluée de tous. Il aurait suffi pour Yayi de prendre son mal en patience en observant sagement Hounkpè et Yarou démontrer leurs capacités jusqu’au soir du 17 mai prochain, puis reprendre les choses en mains pour la sanction finale contre ces deux qui pour l’heure sont vus comme être sous l’emprise de Patrice Talon.
Aujourd’hui, tout semble confirmer la fin de l’aventure politique pour le parti Cauri avec son leader de tous les temps Boni Yayi. Puisqu’il n’ait de guerre qui ruine plus que celle fratricide.

Edouard ADODE

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