Le dimanche 1er février 2026, une déclaration de presse a été lue à Parakou. Il s'agit d'un plaidoyer adressé au Chef de l’État, Patrice Talon, en faveur de la libération des détenus politiques, notamment Reckya Madougou et le professeur Joël Aïvo, ainsi que du retour des exilés politiques.

Freud ADJAKOU
Hommes, femmes et jeunes, mobilisés pour la circonstance, ont élevé la voix avec détermination pour porter ce message auprès du Président de la République.

Dans une déclaration empreinte d'espoir, le porte-parole de la jeunesse du Borgou, Mocktar Egounwolé, a exprimé la volonté des jeunes de voir s’ouvrir une ère d’apaisement. « Nous nous tournons vers vous, Président Patrice Talon. À l'aube de cette dernière ligne droite de votre mandat, l'histoire vous offre plus qu'une opportunité : elle vous tend un destin... La libération de la ministre Reckya Madougou, du professeur Joël Aïvo et de tous les "détenus politiques" ne serait pas un renoncement à la justice, mais un accomplissement suprême, tourné vers l'avenir », a-t-il plaidé. Il a également appelé les nouveaux députés à prendre leurs responsabilités en votant une loi d’amnistie. « L'heure n'est plus aux calculs, mais au courage historique. [...] Vous avez le pouvoir conjugué d'offrir à notre chère patrie le plus précieux des cadeaux : la paix définitive », a-t-il conclu.

Représentant les femmes, Dramane Fati a livré un témoignage émouvant, implorant la clémence du Chef de l’État. Selon elle, un tel geste renforcerait l’unité nationale et favoriserait le développement du pays. La rencontre s’est achevée sur une note d’engagement en faveur d’un Bénin de paix et de fraternité.



