NAISSANCE DE QUADRUPLEES AU CHUD BORGOU-ALIBORI : Les parents essoufflés, lancent un Sos

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Quatre jeunes petites filles ont vu le jour le mercredi 3 novembre 2021, au Centre Hospitalier Universitaire Départemental (Chud) du Borgou et de l’Alibori. Un fait peu ordinaire qui ne vient pas tous les jours.

Rencontré par une équipe de notre rédaction, le père des nouveau-nées, a fait savoir que la naissance de ces quadruplées est un évènement miraculeux auquel ils ne s’attendaient guère. Tout serait parti des douleurs senties par la maman alors qu’elle était à moins de sept mois de grossesse. « On s’est rendu immédiatement au centre de santé le plus proche à Copargo où nous résidons. Delà, on nous a envoyés à l’Ordre de Malte de Djougou où après échographie, on nous a annoncés qu’il y a trois bébés. Mais vu que la pédiatrie n’est pas compétente pour prendre en charge les trois bébés, ils nous ont transféré à Parakou. C’est comme ça, on s’est retrouvé au Chud Borgou-Alibori », a expliqué le papa des nouveau-nées.

Une fois à Parakou, la maman a été conduite immédiatement au service de maternité pour l’accouchement. « Elle aurait fait une échographie qui a révélé qu’elle porte trois bébés mais à l’accouchement, on a constaté qu’il y en avait quatre », a relaté la maîtresse sage-femme du Chdu Borgou-Alibori avant de préciser que les enfants pèsent à la naissance, respectivement 1kg200, 1Kg200, 1Kg300 et 1kg100. Selon la maîtresse sage-femme, les enfants sont nés prématurés d’où leur transfert au service de pédiatrie où ils séjournent actuellement. A en croire le médecin pédiatre Gérard Kpanidja, il y a plus de peur que de mal, les enfants se portent bien après les soins intensifs. « Le premier jour, elles avaient de problème au niveau de la respiration mais on a pu régler cela. C’est la raison pour laquelle elles ont quitté le service des urgences, sinon elles étaient aux urgences néonatales. Elles sont actuellement dans le secteur soin kangourou avec leur maman. Il faut dire que leur état de santé est stable », rassure le pédiatre qui précise cependant que les enfants ont besoin d’être alimentés. Et le lait maternel à elle seule ne pourra rien faire, prévient le docteur. De même, poursuit-il, « le suivi de ces enfants va se faire dans les trois prochains mois. Pour la suite de leur prise en charge, ils vont séjourner encore à l’hôpital pendant au minimum deux voire trois semaines. C’est après cela, on les laissera rentrer à la maison mais ils auront toujours besoin d’un suivi rapproché jusqu’à ce qu’ils atteignent leur autonomie ».

Si pour le papa Inoussa Tchanté, la naissance de ces quatre enfants est un don de Dieu qu’il ne peut pas rejeter, il émet tout de même des craintes quant à la prise en charges liées à leur suivi. L’homme se dit épuiser financièrement par les factures des produits pharmaceutiques qui ne cessent de s’augmenter sans oublier les frais de séjour à la pédiatrie et à la maternité. « Nos moyens sont limités et cela ne nous permettra pas d’offrir à ces enfants le nécessaire pour leur croissance. Ici à la pédiatrie, on leur administre des soins matins et soirs et il y a des ordonnances. Des ordonnances de 30 000, 40 000 voire 50 000 F cfa à solder », a-t-il souligné. Ne disposant pas de moyens financiers nécessaires pour prendre en charge toutes les dépenses, Inoussa Tchanté a confié qu’il s’est rapproché des services du Centre de Promotion Social (Cps). Il garde espoir même si la lourdeur administrative ne facilite les choses.

Il appelle de ce fait, à la bienveillance du gouvernement du président Patrice Talon et des personnes de bonnes volontés pour qu’une solution soit trouvée. « On exhorte les autorités à nous venir en aide parce que la charge est vraiment immense. On n’a pas encore pu régler toutes les factures et les conditions ne sont plus trop favorables pour nous », a-t-il lancé.

Ainsi, le gouvernement est appelé au secours à travers le ministère des affaires sociales et de la microfinance afin qu’une aide sociale soit apportée à cette famille car, la vie des quadruplées en dépend.

Samira ZAKARI

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