POUR UNE REDYNAMISATION DE L’EXERCICE DE LA PROFESSION MÉDICALE AU BÉNIN, : L’Onmb diagnostique les maux qui minent ses organes départementaux

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POUR UNE REDYNAMISATION DE L’EXERCICE DE LA PROFESSION MÉDICALE AU BÉNIN,

L’Onmb diagnostique les maux qui minent ses organes départementaux

Rendre plus dynamique le fonctionnement de l’Ordre National des Médecins du Bénin (Onmb) à travers ses organes départementaux que sont les conseils départementaux. Tel est le but de la réunion annuelle statutaire des conseillers de l’Onmb tenue du 15 au 16 février dernier dans un hôtel à Dassa-Zoumè. Cette rencontre a réuni 36 conseillers départementaux et 9 au niveau national autour du président de l’Ordre le professeur Francis Dossou.

Edouard ADODE

Dans une démarche scientifique, ces professionnels de la santé au Bénin ont réfléchi sur les difficultés que rencontrent les conseils départementaux de l’Onmb, et ont essayé de proposer des solutions aux différents maux identifiés afin de relever les défis actuels de la profession médicale au Bénin pour le bonheur des populations. Pour le président Francis Dossou, ces assises visent à amener « les médecins à parler tous d’une même voix sur toute l’étendue du territoire national », et également renforcer la présence de l’Onmb dans chaque département. Il a par ailleurs salué l’Usaid qui accompagne les démembrements de l’Omnb dans leur fonctionnement. « Nous avons la chance d’avoir un appui dans le projet Usaid Bénin Private Sector Health Partnership Activity (Pshpa), qui appuie les activités des conseillers départementaux, notamment dans le sens de la facilitation de l’obtention des autorisations d’ouverture et d’exercice en clientèle privé », a-t-il souligné.

Il est à noter que cette réunion a permis à l’ordre de rappeler aux médecins présents les différents cahiers de charges des conseils départementaux, la procédure de visites de site, de la restitution des visites des établissements sanitaires privés, de la procédure de financement des activités des conseillers départementaux par le Pshpa et du code de bonne conduite des Conseillers de l’Onmb. Cette rencontre a également été l’occasion de lancer officiellement le bulletin numéro 5 de l’Ordre National des Médecins du Bénin. Un bulletin qui présente la particularité de s’adresser au grand public en lui prodiguant une palette de conseils et astuces sur la santé.

Réactions de quelques participants

Francis Dossou, président de l’Onmb, « Cela fait déjà deux ans que la nouvelle ère s’est ouverte avec la conjonction entre l’arrivée du nouveau Conseil national de l’Ordre et les décisions prises par le gouvernement qui sont allées vers l’assainissement de la corporation. Donc, je crois que ces deux évènements allant ensemble, on a changé de fusil d’épaule et on a pris résolument l’engagement avec détermination de progresser dans le cadre de l’amélioration de nos prestations vis-à-vis des populations qui sont nos patients. Ces actions vont se poursuivre, puisque c’est un cheminement qui a commencé, nous allons continuer à apporter notre contribution au niveau national, mais aussi au niveau départemental pour une meilleure qualité de soins ; et des prestations plus adaptées aux différentes populations. Faire en sorte que les erreurs, les fautes qui pourraient être commises puissent être réduites sinon complètement annulées, permettre que les médecins soient de plus en plus honnêtes, parce qu’il y en a quelques-uns qui ne sont pas très honnêtes. Redonner au médecin sa dignité. Parce que c’est de cette dignité là que dépend la confiance que le patient leur conférera, et que c’est à ce moment que le chemin sera balisé pour que nous ayons un plein succès dans les activités de l’Ordre national des médecins du Bénin. Je conseille aux médecins de rester très proches de ce qu’ils ont appris en faculté pour rester proches de la science, de continuer à s’instruire, de rester au contact de l’information, de suivre les différentes formations continues pour un développement professionnel continu. L’Ordre les encourage vivement à participer aux différents congrès des sociétés scientifiques. Car s’ils doivent être jugés, ils sont jugés par rapport aux connaissances actuelles de la science et non pas à leurs connaissances. Et que la parole du médecin soit quelque chose qui soit équivalent à la parole d’évangile. »

Docteur Rafiou Baguidi, conseiller départemental Borgou de l’Onmb,« c’est une rencontre d’harmonisation de toutes nos procédures. Nous avons à notre actif plusieurs activités qu’on doit mener au niveau national pour pouvoir amener les médecins à respecter les normes, les procédures et la déontologie médicale. C’est une initiative qu’on devrait faire parce que sur le terrain, nous sommes confrontés à beaucoup de difficultés et grâce à ces échanges, nous sommes aguerris pour pouvoir répondre correctement à tout ce qui va venir comme sollicitation sur le terrain. À partir de maintenant, je pense que tout le membre de l’Ordre sait ce qu’on attend de lui et nous avons tous pris l’engagement de mener à bien cette mission pour faire rayonner la profession médicale au Bénin. »

Docteur Hébert Dossou-Yovo, trésorier général de l’Onmb, « C’est une séance qui nous permet de faire le point avec les conseillers départementaux. Après une année d’exercice, il était important de s’asseoir et de faire le point par rapport aux difficultés, aux attentes. En clair, il s’agit d’améliorer les actions pour donner plus de visibilité à l’ensemble du Conseil national. Le bilan est plus ou moins satisfaisant, il y a encore des efforts à faire. On va corriger ce qu’il y a à corriger, persévérer pour qu’au bout du mandat tout le monde puisse remarquer que le Conseil national et les conseillers départementaux ont fait le travail pour lequel ils ont été mis en place. »

Docteur Eriolla Chabi, secrétaire du conseil départemental Atlantique de l’Onmb, « La profession médicale au Bénin rencontre beaucoup de difficultés. Que ce soit au niveau des prestataires de soins que nous sommes, que ce soit au niveau des patients. Il faudrait que nous mettions les choses en ordre, qu’on s’entende et qu’on ventile aussi les normes auprès de nos collègues afin que la profession soit noble et qu’elle ait une meilleure crédibilité auprès des populations. La profession médicale en elle-même est une responsabilité très lourde et nous avons le devoir de nous informer, d’avoir une vie en association. Nous avons l’obligation d’être au courant des différents règlements, des statuts qui codifient notre profession afin de l’exercer de la meilleure façon qui soit ».

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