POUR UNE TRANSHUMANCE APAISÉE AU BÉNIN : L’Apess vulgarise les textes régissant le secteur

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Un hôtel de la ville de Parakou a servi de cadre le jeudi 14 janvier 2021 pour un atelier de formation à l’endroit des éleveurs membres de l’Association pour la Promotion de l’Elevage au Sahel et en Savane (Apess). Cet atelier qui s’inscrit dans le cadre des activités prévues pour la mise en œuvre du Projet Régional de Dialogue pour une Transhumance Apaisée (Prodiata), a été conduit par l’Association pour la Promotion des Initiatives de Développement Durable (Apidev) délégué par Apess. Il vise à informé les éleveurs des différents textes qui régissent leur corporation au Bénin pour une transhumance apaisée.

Samira ZAKARI

Les éleveurs membres de l’Association pour la Promotion de l’Elevage en Savane et au Sahel (Apess) en savent désormais plus sur les textes et les nouvelles dispositions gouvernementales pour réglementer ce secteur en République du Bénin. Selon le représentant du président de l’Apess Moussa Sambo Nouhoun, la séance de formation vise à, « vulgariser les textes régissant la transhumance au niveau national. Le gouvernement a récemment pris plusieurs décisions et mesures dans le cadre de la transhumance que ça soit transfrontalière ou national. Apess-Bénin a donc jugé nécessaire d’inviter tous les responsables des bureaux de l’Apess au niveau communal et leurs secrétaires pour qu’ils soient informés des contenus de ces textes ». Moussa Sambo Nouhoun a, dans son discours, invité les membres de l’Apess à se conformer aux nouvelles exigences gouvernementales notamment l’interdiction de la transhumance transfrontalière pour éviter d’être dans le collimateur de la justice.

Ainsi, c’est au président de l’Apidev Yacoubou Boni qu’est revenue la lourde tâche de vulgarisation de ces textes à l’endroit des participants après les différents échanges. « Nous avons outillé les éleveurs sur leur droit et leur devoir ainsi que sur les sanctions qu’ils encourent lorsqu’ils enfreint à la loi. Ce qui permettra de régler les conflits entre agriculteurs et éleveurs. Car, si tout le monde sait ce qu’il a à faire et ce qui peut lui arriver quand il viole les textes, il n’aura d’autre choix que de se mettre en règle », a fait savoir le président d’Apidev Ong. À l’en croire, les dispositions sont par ailleurs prises pour suivre ces éleveurs sur le terrain en vue d’une bonne application des textes. « On aura aussi à dupliquer ces séances, au niveau des communes, des arrondissements et des villages. Des accompagnements techniques comme la production fourragère, la construction des granges pour produire le fourrage se feront pour accompagner les éleveurs », a t-il rassuré.

Les participants ont accueilli avec joie cet atelier qui selon eux, leur permettra d’être au courant des réformes mises en place pour redynamiser le secteur de la transhumance. « De retour à Ségbana, nous allons faire le compte rendu de ce que nous avons appris à cet atelier à nos membres et partisans. Et ensemble, nous allons essayer de voir comment mettre en pratique les acquis de cet atelier », a laissé entendre Sidi Youssoupha un participant.

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