SANTE AU BENIN : Les hôpitaux illégaux résistent toujours à la lutte

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SANTE AU BENIN

Les hôpitaux illégaux résistent toujours à la lutte

Des irrégularités et dysfonctionnements continuent de persister au niveau des formations sanitaires au Bénin. Malgré les sensibilisations et la lutte que mène le gouvernement de la rupture à travers le ministère de la santé, plusieurs hôpitaux et professionnels indélicats exercent toujours dans l’illégalité. Pour toucher du doigt cette réalité sur le terrain, la commission de contrôle des structures de prestations des soins médicaux au Bénin a mené des enquêtes dans plusieurs hôpitaux au cours des mois de juin, juillet et août derniers.

Il ressort de ses descentes inopinées que plusieurs centres de santé continuent d’exercer dans illégalité totale. Ces dysfonctionnements relevés ont été présentés aux professionnels des médias au détour d’un point de presse animé le vendredi 30 août dernier au Centre Hospitalier Universitaire Départemental (Chud) du Borgou par la commission de contrôle.

Pour le coordonnateur de la commission de contrôle des structures de prestations des soins médicaux au Bénin Blaise Ayivi des saisies se font soit sur la base des dénonciations portées à la connaissance de la commission, ou par les réseaux sociaux soit sur l’initiative des autorités de contrôle. Au cours de ces trois mois, la commission a effectué sept visites d’immersion de saisie. Au centre hospitalier départemental de Porto-Novo, l’on a constaté un nombre de décès maternel anormalement élevé qui provient en majorité des périphéries des communes de Porto-Novo et d’Avrankou dont les cabinets de soins ne respectent pas les normes. « Des cabinet de soins qui se comportent comme des cliniques ou des cabinets de médecin ou de spécialité en effectuant des consultations et des soins de médecin. L’offre des soins est assurée par des aides-soignants dans plusieurs cabinets infirmiers. Plusieurs formations sanitaires privées n’ont pas renouvelé leur demande d’autorisation d’exploitation d’établissement en clientèle privée », a relevé le docteur Blaise Ayivi. La commission de contrôle a également noté le non respect du port de ténues par certaines catégories de travailleurs.

Au regard de ces irrégularités, des sanctions ont été prononcées. La fermeture des cabinets de soins infirmiers dont le Relief de Zogbohouè, la Résurrection de Gankpodo et le centre médico-social Ong Ovad à Agla. La commission a formulé des recommandations et avertissement de fermeture à l’endroit de certains responsables de cabinets privés pour l’amélioration de leur prestation de service.

Le coordonnateur de la commission de contrôle des structures de prestations des soins médicaux au Bénin Blaise Ayivi a, pour finir, invité ces concitoyens à dénoncer les manquements et dysfonctionnements qu’ils auraient constaté au niveau des formations sanitaires de leur localité.

Wilfried AGNINNIN

Quotidien Daabaaru, leader de la presse écrite dans le septentrion

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