SOUTENANCE A L’UNIVERSITE D’ABOMEY-CALAVI (UAC) : Le jeune maire Bani Tidjani de Kalalé obtient son master en climatologie

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Il n’a pas tremblé ni titubé, face au jury composé d’imminents professeurs d’Universités, lors de sa soutenance de master. Lui, c’est le jeune maire de Kalalé, Tidjani Bani Chabi, qui a obtenu avec brio, son master professionnel en climatologie. C’était le vendredi 9 juillet 2021 à l’Université d’Abomey-Calavi (Uac).

Le thème de recherche qui a porté sur l’ « étude des tendances pluviométriques des mois humides et les dynamiques agricoles dans la zone de la forêt classée des trois rivières au Nord-Bénin », a été choisi suite à un constat. Selon l’impétrant, la production agricole est en effet, de type pluvial dans les pays en développement et surtout sous les tropiques. De même, la variabilité climatique bouleverse et rend inopérationnel le calendrier agricole. Toute chose qui n’est pas sans conséquence sur la sécurité alimentaire.

Ainsi, lors de ses recherches, il s’est servi de l’analyse des données pluviométriques de 1968 à 2018 et les statistiques des rendements agricoles de sa zone de recherche, pour déterminer les implications des tendances pluviométriques sur le rendement agricole. Cette démarche a été étayée par les investigations socio-anthropologiques, pour un véritable travail scientifique. Pour le traitement et l’analyse des résultats, Tidjani Bani Chabi s’est basé sur l’analyse des tendances par la méthode de la régression linéaire, les tests de corrélation sur rang de spearman et de Kendall réalisés par le logiciel Ibm Spss statistics 21 et le modèle Peir.

Les résultats obtenus auprès de 96% des enquêtés, révèlent que la baisse ou la hausse des hauteurs de pluies et l’inégale répartition des pluies, sont à l’origine de la destruction des cultures et la baisse des rendements agricoles.

Dans le cadre de sa recherche pour la rédaction du mémoire de soutenance, Tidjani Bani Chabi s’est également intéressée aux différentes stratégies d’adaptation utilisées par les producteurs pour réduire les effets des tendances pluviométriques sur la production agricole. Il s’agit entre autres, de l’abandon des variétés à cycle long au profit de celle à cycle court soit un taux de 77%, l’introduction de nouvelles cultures telles que le soja et le riz (63%), le maraîchage, à un taux de 29% et la dispersion des champs (44%), qui selon l’impétrant, est aussi une forme d’adaptation. En dehors de ses stratégies énumérées précédemment, 95% des producteurs utilisent l’engrais chimique dans les cultures. Ainsi, pour renforcer ses techniques d’adaptation, l’on assiste à la réalisation des micro-aménagements ou des périmètres exploitables, l’installation d’un système d’information et d’alerte rapide sont proposés afin de limiter la vulnérabilité de l’agriculture aux tendances pluviométriques.

Samira ZAKARI

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