SOUTENANCE DE THÈSE À L’UNIVERSITÉ JOSEPH KI-ZERBO DE OUAGADOUGOU : Anasthasie Bouko, nouvelle docteure en médecine

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Gnon Théou Anasthasie Bouko est désormais docteure en médecine, option pédiatrie. Elle a soutenu sa thèse de doctorat d’État le 7 décembre 2023, à l’Université Joseph Ki-Zerbo de Ouagadougou au Burkina-Faso, sur le thème, «Profil de la prématurité dans le service de pédiatrie du Centre Hospitalier Universitaire de Bogodogo du 1er juillet 2021 au 31 juin 2022 (Ouagadougou Burkina Faso)».

Après avoir défendu les fruits des résultats de ses recherches devant un jury présidé par le Professeur Ouattara Adama, elle a été élevé au grade de docteur en médecine, mention très honorable avec les félicitations du jury. L’objectif de son travail était d’étudier les nouveau-nés prématurés hospitalisés dans le service de pédiatrie du Centre Hospitalier Universitaire Bogodogo de Ouagadougou. Selon le nouveau Docteur, au total 304 nouveau-nés prématurés ont été hospitalisés dans le service de pédiatrie durant la période d’étude donnant une fréquence hospitalière de 25,70%. «L’âge maternel moyen était de 27,01 ans. Les mères étaient majoritairement des femmes au foyer (62,93%). Elles ont réalisé au moins trois consultations prénatales dans 74,67%. L’hypertension artérielle était la pathologie médicale maternelle la plus fréquente (28,57%). La rupture prématurée des membranes (19,41%) et la pré éclampsie/éclampsie (10,86%) étaient les affections obstétricales courantes. L’accouchement était fait par voie basse dans 72,37% des cas. Il avait eu lieu à domicile dans 4,28% des cas. Le sex ratio était de 0,97 ; l’âge gestationnel moyen était de 30,60 SA et le poids moyen était de 1322,40g», a-t-elle présenté. Gnon Théou Anasthasie Bouko a souligné également que «Les principaux signes à l’admission étaient l’hypothermie (66,78%), les anomalies des réflexes archaïques (63,16%) et la détresse respiratoire (52,95%). L’infection néonatale (90,13%) et l’hypoglycémie (79,28%) étaient les complications les plus retrouvées. La durée moyenne d’hospitalisation était de 16,85 jours. Le taux de mortalité était de 30,26%. Les facteurs statistiquement associés à cette mortalité étaient : l’âge gestationnel ˂28 Sa (p=0,0000 et OR=16,34), un poids de naissance ˂1000g (p=0,0000 et OR=15,87), la maladie hémorragique (p=0,0004 et OR=10,45) et l’apnée (p=0,0010 et OR=31,65)». Pour renverser la tendance, elle a invité les autorités à entreprendre des actions en vue d’améliorer et de garantir le bien-être de cette catégorie des prématurés. «Ces actions doivent s’intéresser au volet préventif de l’accouchement prématuré, au renforcement des structures existantes en matière de personnels qualifiés et de moyens techniques, pour de meilleurs résultats», a-t-elle lancé.
À souligner que Professeur Solange Ouedraogo/Yugbare est la directrice de thèse.

Wilfried AGNINNIN

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