SUSCITATIONS DE CANDIDATURES AU BÉNIN : « C’est du leurre », clame Sabi Korogoné

11 mois ago | Written by
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Les élections présidentielles au Bénin sont prévues pour se tenir en 2026 comme le dispose la Constitution. Mais déjà, à trois ans de ces joutes électorales, de nombreuses personnes suscitent de part et d’autre des candidatures tous azimuts. Reçu le dimanche 2 juillet 2023, sur l’émission  » Entretien du dimanche  » d’Eden Tv, le Président d’honneur du parti  »Mouvement Populaire de Libération  » (Mpl), Sabi Sira Korogoné a qualifié ces agissements, de leurre.

Pour tenir de tels propos, le Président du Mpl juge peu considérable la qualité des personnes qui appellent à choisir tel ou tel candidat pour succéder au Chef de l’État, Patrice Talon. « C’est du leurre. Quand je vois dans un premier temps la qualité de ceux qui suscitent ces candidatures d’un des leurs au sein de la mouvance, je me rends compte à l’évidence que c’est du leurre.», a expliqué Sabi Sira Korogoné. Selon l’acteur politique, de nombreux indices manquent à ces méthodes, ce qui les discrédite. C’est pourquoi il estime que «Si c’était vrai, il y a des voix autorisées au sein de la mouvance pour en parler.»
Plus loin, l’invité de Donklam Abalo a trouvé qu’il est encore tôt pour parler de dauphin du Président Talon, qu’il juge d’ailleurs très stratège pour se lancer dès à présent à cette question de successeur. « Deuxièmement nous sommes encore à trois ans des élections. Je peux tout reprocher au Président Talon mais c’est un homme de méthodes. Si c’était à cette destination qu’il voulait aller, ce ne serait pas trois ans avant.», a-t-il fait remarquer.

Plusieurs raisons peuvent justifier ces mouvements de suscitations, selon les propos du Président du Mpl. Il pointe principalement la misère, comme motivatrice de ces instigateurs. « Ce que je retiens tout simplement est que la misère dans laquelle végète le peuple béninois fait que certains de nos compatriotes sont en train de développer le syndrome de Stockholm. Bien évidemment c’est pour des raisons alimentaires.», s’est-il désolé.

Il faut le dire, le Ministre Romuald Wadagni et l’homme d’affaires Olivier Boko, déjà présentés comme potentiels candidats, ont récemment manifesté leur mécontentement face aux appels à leur candidature.

Florent YAMA

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