VALORISATION CULTURELLE AU BÉNIN : Un levier important de développement socioéconomique

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Le Bénin est l’un des pays africains dont le potentiel artistique et culturel est non négligeable. L’objectif global du Pag 2 (2021-2026) est de développer de façon durable l’industrie et les entreprises artistiques et culturelles. Ainsi, plusieurs réalisations, projets et programmes ont été mis en place par le gouvernement, ses partenaires et les acteurs culturels pour l’atteinte des objectifs. Ces efforts constituent un important facteur pour le développement socioéconomique du pays.

Souleymane MABOUDOU (Edt Cfoman-Daabaaru)

Le foisonnement des entreprises et industries artistiques et culturelles révèle les talents et l’image du Bénin à l’international. Le pays comme par le passé regorge de beaucoup d’atouts culturels. C’est ainsi que le gouvernement actuel veut mettre à contribution ce secteur pour le développement socioéconomique du pays. Tous les organismes, chacun à sa manière, apportent leurs pierres à l’édifice à travers une valeur ajoutée significative. Cet effort de valorisation de la culture s’apprécie d’une personne à une autre.

Selon le Directeur Départemental du Tourisme, de la Culture et des Arts (Ddtca) Borgou/Alibori Garou N’Douro Mamadou Bagoudou, «la culture c’est tout ce qui fait l’homme notamment l’identité, le nom, la religion, l’art culinaire, l’art vestimentaire et bien d’autres». La culture étant sous plusieurs aspects, le côté linguistique est abordé ici par Orou Douarou Dramane Président de l’Association Turu Tem. «Il y a de cela deux mois nous avons organisé des séances d’alphabétisation en langue Bariba pour les jeunes et aussi les personnes âgées qui désormais peuvent lire et écrire dans leur langue et former à leur tour d’autres personnes», a-t-il fait savoir.

La culture comme levier de développement sera une réalité s’il y a l’accompagnement de la volonté politique. Sur cet aspect, Garou N’Douro Mamadou Bagoudou a souligné que «la direction départementale travaille en symbiose avec toutes les ethnies pour le développement artistique et culturel». Ainsi, il apprécie dans la même logique les actions du gouvernement allant dans ce sens. A l’en croire, «le gouvernement s’attelle à la valorisation culturelle à travers le développement des sites, monuments historiques et culturels, le site de Tanougou dans l’Atacora, le site de Bio Guerra à Bembéréké, la construction du palais et l’arène de la Gani à Nikki, la construction de l’arène culturelle à Parakou, à Ouidah, Lokossa, Porto Novo. Nous avons aussi l’organisation de Vodoun Days à Ouidah, l’exposition des 26 œuvres d’art ramené de la France, les places de l’Amazone et Bio Guerra à Cotonou, et bien d’autres». De son côté, Orou Douarou Dramane de Turu Tem pense que «la valorisation culturelle au Bénin nécessite le développement des autres secteurs pour le développement durable du pays».

«La culture sans ma culture m’acculture», disait le cinéaste béninois Jean Odoutan. Dans un autre pan de la société toujours dans la dynamique de la promotion culturelle, il y a des têtes couronnées, rois qui œuvrent inlassablement pour le rayonnement de la culture. Le Haut Conseil des Rois du Bénin (Hcrb) à travers son premier vice-président Majesté Sarki Haoussawa El hadj Zakari Séibou salue l’initiative qui a vu naître leur faîtière à Parakou et dont les efforts consistent à travailler pour la cohésion sociale au sein des chefferies et royaumes au Bénin. «Nous travaillons pour le respect de la culture et nos traditions, nous veillons à maintenir la sécurité et la cohésion sociale au niveau de nos chefferies et royaumes en évitant les situations où il aura deux ou trois rois dans la même cour. Autant d’efforts pour accompagner le développement de notre pays», a-t-il expliqué. L’autorité départementale de la culture Borgou/Alibori Garou N’Douro Mamadou Bagoudou a ajouté que «le gouvernement a mobilisé, pour une vingtaine de projets, près de 608 milliards pour développer les infrastructures touristiques et culturelles. Les travaux sont en cours et doivent être achevés d’ici 2025».
Il ressort de tout ce qui précède que chaque peuple doit faire appel à son passé, à sa culture, à ses valeurs pour construire sa société et aussi pour le développement socioéconomique.

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Daabaaru