APRÈS LEUR PARTICIPATION À UN ATELIER SUR LA DÉSINFORMATION AU TOGO ORGANISÉ PAR L’AMBASSADE DES ÉTATS-UNIS,  Des participants font la restitution aux journalistes du septentrion

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Une séance de restitution d’un atelier sur la désinformation, auquel ont participé des béninois au Togo a eu lieu le mercredi 13 septembre 2023 à la salle de conférence du groupe de presse Daabaaru à Parakou. Les bénéficiaires de cette restitution sont des patrons de presse et des journalistes venus de plusieurs organes du septentrion. Des heures durant, Barnabas Orou Kouman et Samirath Chabi Yoruba ont présenté aux journalistes, ce que c’est que la désinformation, ses impacts et les outils de vérification des fausses informations. Une série de questions-réponses a été au cœur des échanges.

Abdel Sadeck YAROU & Bio Emile ANDEMI (Etd Cfoman-Daabaaru)

La fausse information ou encore l’infox, prend de plus en plus d’ampleur surtout avec l’évolution du numérique. C’est fort de cela que Barnabas Orou Kouman, Samirath Chabi Yoruba, Bachiratou Issiako et Rainatou Assa ont pris part à un atelier de formation à Kara au Togo du 28 août au 1er septembre dernier. Organisé par le Programme de lutte contre la désinformation et la propagande pour la paix et la sécurité au Nord du Bénin, du Togo et de la Côte d’Ivoire, de l’ambassade des États-Unis, ces participants ont pris l’engagement de restituer le contenu de cet atelier. De retour au pays, leur première séance de restitution a ciblé des journalistes du septentrion.

Au cours de la séance, l’accent a été mis sur la désinformation. En effet, selon les communicateurs, l’infox est une fausse information, conçue volontairement pour induire en erreur et diffuser dans des médias à large audience. Ce phénomène devient très récurrent surtout avec l’avènement des réseaux sociaux. Ainsi, au cours de ladite séance, les participants ont eu droit aux différentes caractéristiques et catégories, sa typologie, ainsi que les facteurs qui la révolutionnent.

De même des astuces sûres ont été données pour vérifier la véracité d’une information, photo ou vidéo. Il s’agit des sites YouTube Viewer, Tineye, Google et bien d’autres. Il a été aussi question de savoir comment éviter la propagation de fausses informations et comment éviter d’être le vecteur de propagation d’une fausse information. Cette séance a été accompagnée d’une projection et en même temps des moments d’exercices en guise de pratique de chaque notion abordée.

Les objectifs atteints selon les initiateurs

A la fin de la séance, Barnabas Orou Kouman journaliste et Promoteur du groupe de presse Daabaaru et communicateur principal de l’atelier, s’est réjoui de la promptitude avec laquelle ses confrères ont pris part à la séance de restitution. «Je me suis réjoui d’avoir vu presque tous les organes de presse de Parakou se présenter à cette séance», a-t-il confié, avant de les exhorter à continuer la restitution dans leurs rédactions respectives afin d’atteindre le plus grand nombre de professionnels des médias. «J’invite les professionnels des médias à faire le même exercice à l’endroit des autres membres, à leur restituer ce que nous avons eu comme échange aujourd’hui », a-t-il souhaité.

Samirath Chabi Yoruba, étudiante en master 2 d’agronomie et présidente de l’Association des Étudiants de la Faculté d’Agronomie de Parakou (Aefap) et deuxième communicatrice, a quant à elle, été touchée par l’attitude des journalistes au cours de cette séance de restitution. « Ce qui a plus retenu mon attention, c’est surtout la participation des journalistes aux différents débats, aux différents commentaires. On sentait qu’ils étaient vraiment motivés à suivre cette séance de restitution sur l’atelier qui a eu lieu à Kara », a-t-elle affirmé.

La restitution a été du goût des journalistes participants

« D’abord je voudrais remercier le Pdg de Daabaaru pour avoir initié cette restitution. C’est d’une importance capitale parce que ça permet aux professionnels de revisiter ce qu’ils connaissent et pour les jeunes confrères de savoir ce qu’est la désinformation, les pièges à éviter», a salué Albérique Houndjo, Directeur Régional de l’organe de presse ”Matin Libre”.

Cette séance a pris fin sur une note de satisfaction des participants qui ont promis de mettre en pratique leurs acquis.

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