BÉNIN/ÉDUCATION : Les élèves interpellés pour déviances au Lycée Mathieu Bouké libérés

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BÉNIN/ÉDUCATION

Les élèves interpellés pour déviances au Lycée Mathieu Bouké libérés

Le mois d’avril 2020, une vidéo montrant clairement des élèves du Bénin se donnant à des scènes à caractère pornographique a fait le tour des réseaux sociaux. Ces apprenants d’un établissement privé et du Lycée Mathieu Bouké (Lmb), ont ainsi animé désagréablement la toile à travers des vidéos réalisées et diffusée par ces derniers.

Pour le cas du Lmb de Parakou, les apprenants ont été interpellés dans un premier temps avec leurs parents dans l’enceinte dudit établissement. Mais, il était difficile de pouvoir situer les responsabilités. L’affaire sera par la suite confiée à la police républicaine de la ville de Parakou le 6 avril 2020 sous ordre des autorités départementales en charge de l’éducation.

Après l’interrogatoire dans un commissariat de la place, 5 sur les 6 élèves présumés ont été gardés à vue pendant 72 heures avant le prolongement de leur détention sur avis du procureur de la République.

Ils seront par la suite présentés au procureur de la République près le tribunal de première instance, de première classe de Parakou. Selon les informations relayées par Fraternité Fm de Parakou, le procureur s’est rendu compte que les élèves présumés étaient des mineurs. Après la réquisition du ministère public, 5 auteurs présumés sont placés en attention par le juge des mineurs. L’implication directe du sixième élève n’a pas été prouvée. Selon la même source, ces derniers seront placés en mandat de dépôt à la prison civile de Parakou jusqu’au 15 avril 2020. Pendant ce temps, le juge des mineurs a mené des enquêtes qui ont permis d’interpeller les responsables d’établissement, les parents et bien d’autres personnes. Entre temps, ces élèves ont bénéficié d’une liberté provisoire.
Comparus à nouveau devant la cour le 15 avril 2020, ils ont été poursuivis pour, attentat à la pudeur fait puni par loi d’un à deux mois d’emprisonnement assorti d’amendes ; et des publications obscènes punies de trois mois à un an d’emprisonnement avec amendes. Après avoir étudié le dossier et délibéré la cour a décidé de la libération de tous les apprenants impliqués dans cette affaire. Ils sont donc libre de leurs mouvements.

Cependant, la procédure suit son cours au niveau du cabinet des mineurs.

Wilfried AGNINNIN

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