CHRONIQUE LITTÉRAIRE : Didier Voitan fait un zoom sur le métier de documentaliste

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Dans ce nouveau numéro de la chronique littéraire, Didier Voitan fait un zoom sur le métier de documentaliste. L’auteur parle de la nécessité de s’informer et de s’instruire. Lisez l’intégralité de sa chronique intitulée, « Le métier de documentaliste à la loupe »

Wilfried AGNINNIN

Chronique littéraire

Titre : Le métier de documentaliste à la loupe

Se documenter, c’est se renseigner : c’est-à-dire, prendre des renseignements, des informations auprès d’une structure. C’est aussi s’informer, s’instruire en cherchant dans des documents selon le dictionnaire Larousse. Mais, si la notion de documentation date de la fin du 19è siècle, le métier de documentaliste, lui, est relativement récent et de date de 1950 et englobe l’ensemble des opérations liées au traitement et à la diffusion de l’information : rechercher, traiter, conserver puis communiquer en vue d’en faciliter l’accès au public.

Avec le métier du bibliothécaire par rapport auquel il s’est construit, qui s’attache à la conservation et à la communication du patrimoine ecrit qu’est le livre, et celui d’archiviste qui s’intéresse aux archives de l’entreprise, le métier de documentaliste constitue un ensemble de deux professions qui ont chacune leurs spécificités.

La fonction de documentaliste présente certaines caractéristiques. Parmi elles, la notion de médiation qui est l’une des fonctions essentielles en documentologie. C’est dire donc que l’ensemble de la chaîne documentaire est orientée vers l’utilisateur qui est l’usager avec lequel doit s’instaurer un dialogue, une relation de confiance.

Le métier de documentaliste, c’est aussi la mise en œuvre d’un ensemble de tâches complexes et variées : traitement de l’information, élaboration de produits documentaires, diffusion et réalisation d’outils de communication, veille technologique, catalogage, indexation, rédaction de bibliographie etc…

Contrairement au métier de bibliothécaire, dont les tâches sont beaucoup plus vers la gestion des collections documentaires et d’aide aux usagers dans une bibliothèque, la profession de documentaliste s’exerce dans des domaines très différents (Presse, Bibliothèque, musée, santé, entreprise etc…). Ce qui nécessite dans certains cas des compétences particulières : des connaissances scientifiques pour travailler. Le documentaliste peut être employé par un centre d’information, une entreprise, une administration ou un organe de presse possédant son propre centre de documentation. Il peut également exercer en tant qu’indépendant, en proposant ses services aux sociétés ou aux professionnels.

Submergées par des flots d’information, les entreprises et les administrations ont besoin de ce personnel rompu aux technologies de l’information et de la communication pour trouver les informations dont elles ont besoin dans leurs opérations. Le Documentaliste devient alors « data manager » ou gestionnaire du système d’information de l’entreprise.

Il est difficile d’exercer ce métier sans être curieux et passionné par l’information, sans avoir une large culture générale. Des capacités d’analyse et de synthèse, le sens de la rigueur et de l’organisation ainsi que des aptitudes rédactionnelles pour le traitement de l’information sont d’autres qualités requises pour le documentaliste.

La maîtrise de l’anglais est souvent indispensable ainsi que celle de l’outil des médias sociaux sans oublier les logiciels de gestion documentaire. Des compétences qu’il faut tenir à jour en permanence en consultant régulièrement la presse spécialisée ou en participant à des séminaires, des groupes d’échanges de pratiques, etc.

Le documentaliste étant au service des utilisateurs, il doit posséder le goût des relations humaines, le sens de la pédagogie et le sens de l’écoute.

En somme, le documentaliste facilite l’accès aux documents et à l’information sur des thématiques et avec des modalités de diffusion correspondant aux besoins de l’entreprise. Il fournit des produits et des services d’information à valeur ajoutée. C’est ce qui le différencie du bibliothécaire et de l’archiviste. C’est un recherchiste.

 

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