REPLIÉE DANS LES CASERNES DEPUIS 1972,  L’armée béninoise toujours fidèle à la République

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REPLIÉE DANS LES CASERNES DEPUIS 1972, 

L’armée béninoise toujours fidèle à la République

Le Bénin a enregistré son dernier coup d’État en 1972. Depuis lors, l’armée s’est donné une barrière à ne jamais franchir, c’est sa neutralité face à la politique. Ce qui fait d’elle, une armée républicaine, modèle dans la sous région et distinguée lors des missions internationales de maintien de la paix. 

Edouard ADODE

Demain sera un grand jour pour les hommes en uniformes qui dans leurs belles parures défileront fièrement devant les populations béninoises. Les hommes de rang ainsi que les officiers tous corps confondus sacrifieront à la tradition du 1er août. 

Cette armée fait partie des trésors les plus précieux dont dispose le Bénin. Certes, aux lendemains des indépendances, l’armée béninoise a eu du mal à rester dans les casernes. Elle intervenait régulièrement par des coups de force dans la sphère politique pour mettre fin à des querelles inutiles entre les premiers hommes politiques dans cette jeune Nation. Ce qui a même valu à ce petit pays de l’Afrique de l’ouest son nom d’ « enfant malade de l’Afrique ». Mais après le dernier coup d’Etat perpétré par le Général Mathieu Kérékou le 26 octobre 1972, l’armée a mis fin à ses immixtions sur le terrain politique en se retranchant définitivement dans les casernes. Depuis lors, quelque soient les querelles entre politiciens, l’armée demeure neutre et républicaine.

Dernière bravoure de l’armée béninoise 

Cette année, ce défilé du 1er août doit être particulier du fait que l’armée et la police républicaine ont connu des heures chaudes lors des élections législatives du 28 avril dernier. Il y a longtemps que l’armée béninoise a été éprouvée de la sorte.

Au cours de ces heures chaudes, de Parakou à Cotonou en passant par Tchaourou et Savè, les hommes en uniforme ont fait preuve de patriotisme et de professionnalisme dans le maniement des armes que le peuple a mises à leur disposition. Même si certains semblent les traiter de  poltrons devant la fougue des citoyens fâchés de Tchaourou et de Savè, l’armée a simplement démontré qu’il n’était pas question d’éliminer un moustique au marteau parce qu’on en possède un ou en tenant compte de la douleur de la piqûre de cet insecte. 

Certes, par endroit, il y a eu des ratés dans le rang de ces vaillants soldats au cours de cette période douloureuse qu’à traversé la Nation béninoise, néanmoins le pire a été évité grâce à cette armée qui est restée malgré tout républicaine.

Après cette épreuve devant laquelle les hommes en uniforme ont démontré la sagesse qui les caractérise depuis que le Bénin a cessé d’être «l’enfant malade de l’Afrique», l’armée béninoise peut marcher fièrement le premier août avec les chants de bravoure qu’on lui connaît.  

Ce serait même bien que le gouvernement accorde une distinction particulière à ces vaillants soldats qui ont été grièvement blessés sans pouvoir fuir ni riposter face aux armes qu’ils avaient en face d’eux lors des affrontements.

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