CONSULTATION PRÉNATALE : L’indispensable pratique qui sauvegarde la santé du fœtus et de la mère

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CONSULTATION PRÉNATALE

L’indispensable pratique qui sauvegarde la santé du fœtus et de la mère

Toute grossesse mérite divers attentions et soins pour préparer l’accouchement dans de bonnes conditions et sans complications. Pour y parvenir, les consultations prénatales demeurent incontournables dans le suivi de la mère et du fœtus tout au long de cette période sensible. Cependant, pour une raison ou une autre, certaines femmes enceintes banalisent ou négligent cette pratique dressant ainsi, dans bien des cas, le lit à des complications lors des accouchements.

Raïhanath BONI AMADOU et Aurore ADANDEDJAN (Stgs)

La grossesse est l’ensemble des phénomènes se déroulant chez la femme entre la fécondation et l’accouchement. C’est une étape très importante et sensible. Durant ce moment, la future maman est tenue de consulter un médecin pour que ce dernier l’aide et la suive durant toute la grossesse. Le médecin Armel Yèhounmè de la clinique Sainte- Raphael à Parakou explique, « Le suivi de la grossesse dans la vie d’une femme est un acte rigoureux à respecter pour le bien-être du fœtus et de la maman. Il s’agit pour la femme de faire suivre sa grossesse par un spécialiste sage femme ou un médecin.»

Il le perçoit comme, « un ensemble des consultations prénatales avant l’accouchement ».

Pourquoi faut-il suivre la grossesse?

La grossesse en elle même est un risque pour la maman et le fœtus. Donc il faut se faire suivre pour éliminer petit à petit les risques liés à une grossesse. Pour le docteur Armel Yèhounmè, le suivi de grossesse brûle certaines étapes de complication liées à la grossesse. « Il faut suivre la grossesse pour éviter les complications qui peuvent subvenir au cours de la grossesse, de l’accouchement et même après l’accouchement», a-t-il précisé. Certaines femmes connaissent l’importance de cet acte et y adhèrent. Dame Lokossou affirme, « le jour que je remarque que je suis enceinte, je commence en même temps ma consultation jusqu’à l’accouchement ».

De plus, certains hommes ont pris conscience de la valeur de cet acte par le biais des médias. « Le jour que j’ai vu un nouveau-né sans ses membres inférieurs et supérieurs à la télé, et le docteur a dit que la femme n’a pas fait ses consultations prénatales; j’ai vu l’ampleur et j’ai préféré adopter le suivi pour éviter ces cas», dixit Paul Kiki

Les étapes de consultation prénatale et le rôle de l’échographie

La consultation prénatale a plusieurs étapes à respecter pour le bien-être de la femme et du fœtus. Ainsi le suivi de gestation est subdivisé en trois trimestres à respecter rigoureusement. Le docteur Armel Yèhounmè explique, « il faut quatre consultations prénatale avant l’accouchement. Une consultation au premier trimestre, une consultation au deuxième trimestre et au troisième trimestre au moins deux avant l’accouchement».

L’organisation Mondiale de la Santé (Oms) a exigé qu’une femme enceinte fasse huit échographies avant l’accouchement. Mais ce n’est pas le cas ici au Bénin. A peine certaines femmes font deux avant l’accouchement. Alors que l’échographie permet de savoir en premier lieu comment se porte l’enfant, et de déterminer à peu près le jour de l’accouchement. Pour le docteur Armel Yéhounmè, «la femme béninoise doit au moins faire trois échographies avant l’accouchement pour permettre de déterminer le plan de l’accouchement. Si elle doit accoucher à voie basse ou par césarienne.»

Quid des anciennes méthodes

Au temps des ancêtres, la consultation prénatale était chose inexistante. Ainsi leur consultation prénatale était les plantes, le sport à travers le champ, les travaux ménagers et le respect de certains principes de vie. L’octogénaire Lucie explique, «en notre temps, nous ne connaissons pas l’hôpital. C’était les plantes et le respect de certains totems qui nous facilitait l’accouchement.Comme le fait, de ne pas sortir en plein soleil aux heures de 12h-13h et 20h- 00h ».

L’interdiction de certains aliments était respectée aussi. « Lorsque tu es enceinte tu ne manges pas les pattes de volailles. Car cela endurcie le cordon ombilical», ajoute l’octogénaire.

Les risques liés au non suivi de la grossesse

Toute femme qui ne fait pas suivre sa grossesse est exposée à de nombreux risques comme l’hypertension artérielle. « Le non suivi de la grossesse crée des complications de la pré-éclampsie. C’est-à-dire la présence des protéines dans l’urine associés à une hypertension ». Il ajoute, « ces complications surviennent déjà après le 1er trimestre. L’anémie et le diabète gestationnel apparaît seulement en période de gestation».

Il faut noter que le non suivi de grossesse est à la base des œdèmes des membres inférieurs encore appelé gonflement des pieds chez la femme enceinte. Ces œdèmes sont subdivisés en deux à savoir : l’œdème mécanique et l’œdème pathologique.

En ce qui concerne l’oedème mécanique le docteur Armel confie que, « le retour veineux est insuffisant et que le sang est beaucoup plus donné aux membres inférieurs. Ce qui entraîne l’œdème. Et pour ce qui est de l’œdème pathologique, c’est l’absence de protéines qui amène l’eau à s’ériger dans l’organisme. Car ce sont ces protéines qui retiennent l’eau.»

Quelques conseils

L’octogénaire Lucie invite les femmes de la nouvelle génération à se faire suivre par les agents de santé parce que le monde a évolué. Tout a changé. Le docteur Armel va dans le même sens que l’octogénaire en invitant les femmes en gestation à faire des bilans prénataux et à se faire consulter régulièrement pour le bien-être du fœtus et d’elle même.

Quotidien Daabaaru, leader de la presse écrite dans le septentrion

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