DUBAÏ PORTA POTTY : Une affaire du siècle qui révèle les pires bassesses de l’humain pour de l’argent . Des sociologues se prononcent

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Dubaï Porta Potty, c’est l’affaire la plus dégoûtante qui défraie actuellement la chronique dans le monde. Jeune et vieux, groupes Whatsapp et Facebook, personne ne veut rater un épisode de cette affaire du siècle qui révèle les dessous sales et puants des influenceuses et coachs qui se font passer pour des modèles de réussite sur les réseaux sociaux. En partant du mot “Potty” qui veut dire toilette publique, cette expression “porta potty” est utilisée pour désigner des femmes toilettes.

De quoi s’agit-il en réalité ?

Il s’agit de ces jeunes filles qui vont à Dubaï, ville lumière des Émirats Arabes Unis réputée pour son luxe et son architecture ultramoderne, soi-disant pour des affaires, mais en réalité pour être des esclaves sexuelles de richissimes hommes d’affaires arabes aux fantasmes sexuels désagréables. Elles sont soumises à toutes sortes de traitements malsains, de la scatophilie qui les amène à manger les excréments de ces hommes à la zoophilie qui les oblige à entretenir des rapports sexuels avec des animaux. Tout cela contre des liasses de billets, des shoppings tous frais payés dans les plus grands magasins de la ville, et des séjours dans des hôtels luxueux.

Des pratiques de contre-valeur révélées

Cette pratique qui se passait en silence a été révélée à la face du monde suite à un témoignage sur les réseaux sociaux d’une jeune fille qui a confessé toutes les atrocités qu’elle a subies à Dubaï pour avoir été une femme toilette. S’en est suivi par la suite une vague de déballage d’autres jeunes filles ayant vécu la même expérience et des averties du phénomène qui n’osaient pas en parler de peur d’être mal vues. Des vidéos de jeunes filles avalant des tonnes de matières fécales et recevant des coups de reins des chameaux et autres animaux ont même été déversées sur la toile pour décrire avec exactitude ce qui se passe dans les hôtels 5 étoiles de Dubaï avec les belles influenceuses qui répondent au nom de femmes d’affaires.

Certains comme le célèbre pasteur ivoirien Camille Makosso sont allés même jusqu’à dévoiler la liste des pays africains dont les filles sont concernées par cette affaire. C’est un fait de société qui retient fortement les attentions et qui fait objet de commentaires les uns les plus osés que les autres dans l’intention de juger le comportement de ces jeunes filles africaines à la recherche effrénée du bien matériel.

Ce qu’en pensent les sociologues

Pour l’enseignant à la faculté de sociologie de l’Université de Parakou (Up) Dr Sotima Tchantipo, il s’agit tout simplement de la prostitution outrée. « C’est une bassesse outrée qui va jusqu’à la perte des normes et des valeurs au profit d’une quête immorale du matériel », a-t-il reconnu tout en précisant que « celles et ceux qui s’y adonnent n’y sont pas contraints. Ils/elles le font à cœur joie pensant que ça ne se saura jamais du fait de l’éloignement de Dubaï de chez eux ».

De son côté, le Dr Karl Martial Nassi, enseignant chercheur à l’Université Nationale d’Agriculture (Una) de Kétou pointe du doigt l’ambition démesurée, l’usage abusé d’internet et le chômage ambiant des jeunes en Afrique, comme causes pouvant favoriser le recours des jeunes à cette pratique pour se faire de l’argent. « Avec internet qui est très développé aujourd’hui, tous les âges se retrouvent sur les réseaux sociaux. C’est ainsi que les jeunes s’informent de certaines pratiques pensant que tout ce qui se voit sur internet peut être copié alors que c’est une promotion des contre-valeurs. Aussi, beaucoup de jeunes n’ayant pas accès à l’emploi, trouvent ce type de phénomène comme des raccourcis pour exister aussi dans la société », a-t-il expliqué.

Nécessité de changer de paradigme au sein de la jeunesse

L’affaire Dubaï Porta Potty aura révélé à quel point, l’être humain est prêt à commettre les pires atrocités au point de perdre sa dignité pour de l’argent. Mais tout n’est pas encore perdu. Pour le sociologue Karl Martial Nassi, il y a nécessité de refonder l’éducation des enfants dès le bas-âge en leur inculquant les bonnes valeurs de société pour ne pas avoir à heurter les mœurs. « Tout part de l’éducation au sein des familles pour montrer aux enfants que les vrais modèles de réussite dans la vie ce n’est pas forcément avoir beaucoup d’argent, ce n’est pas se donner à des pratiques de contre valeur pour avoir l’argent, mais c’est plutôt mettre en exergue son intelligence pour travailler et avoir une reconnaissance de ses pairs dans la société », a-t-il proposé. Il ajoute par la suite qu’« il faudra réguler l’usage du net parce que ce n’est pas tout ce qu’on voit sur le net qu’il faut accepter dans la société ».

Samira ZAKARI

 

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