ÉDITO : Et voilà que le parlement a échoué!

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ÉDITO

Et voilà que le parlement a échoué!

Hier 1er avril, ce fut le dernier jour de la session extraordinaire convoquée par le président Adrien Houngbédji conformément au désir du chef de l’État Patrice Talon pour trouver une porte de sortie de crise. Ainsi, au cours de cette session, l’Assemblée Nationale du Bénin s’est penché sur la recherche du consensus.

Cette session n’a pas été de tout repos pour les élus du peuple, car les uns et les autres rivalisaient d’ardeur pour que triomphe leur cause et non forcément celle du bas peuple. Puisque la situation actuelle quoi qu’on dise, favorise bel et bien une frange de la classe politique notamment les députés du Bloc de la Majorité Présidentielle (Bmp) réunis dans le Bloc Républicain (Br) et l’Union Progressiste (Up) seuls partis politiques légalement en règle pour les prochaines législatives. Alors après quelques jours de suspens, la montagne est effectivement restée stérile, pour ne pas dire qu’elle a accouché du vent.

Déjà le vendredi 29 mars dernier, aussitôt la plénière levée pour être reprise le 1er avril, les députés du Bmp ont rendu public avec véhémence leur engagement et leur détermination à livrer le match amical le 28 avril prochain. Ceci contrairement à la déclaration du jeune député Guy Dossou Mitokpè qui n’a pas caché la tactique de l’opposition qui consistera à envahir les bureaux de vote et même la Céna le jour du scrutin. D’ailleurs c’est avec sa fougue et sa hargne habituelles que le suppléant de Candide Azannaï a brandi la menace lors des débats du jeudi à l’hémicycle.

Maintenant que maître Adrien Houngbédji et les siens ont franchement mordu la poussière, le boulevard de la huitième mandature de l’Assemblée nationale reste ouvert au Br et à l’Up. Cette situation vient donc renforcer la psychose qui gagne le cœur des béninois depuis la convocation du corps électoral par le chef de l’État Patrice Talon.

Certes, cette situation est légale car, elle a été bien prévisible par le code électoral selon l’interprétation faite de son article 242 par la Céna en ce qui concerne la répartition des sièges. Cependant, elle constitue un fait nouveau dans l’histoire politique du Bénin, ce qui ne permet d’ailleurs pas au commun des béninois de comprendre la situation actuelle.

Alors pour que la période des campagnes jusqu’au scrutin ne soit pas des moments de dérives et d’actes de vandalisme, les confections religieuses, les autorités morales, les artistes chanteurs et autres ont désormais la lourde mission de mettre les populations en garde pour que la querelle entre politiciens ne met en mal la paix et la quiétude des paisibles populations.

Car, chaque béninois doit savoir que la démocratie est par excellence le système politique de la dictature des lois et surtout celle de la majorité.

Edouard ADODE

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