EDITO : Quand l’intérimaire se déchaîne!

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C’est la saignée à la mairie de Cotonou. Une saignée loin des finances publiques. En effet, les cadres de la municipalité traversent les moments les plus difficiles de leurs existences. Jamais, l’administration communale n’a subi de tels changements. Malgré les performances réalisées par la mairie avec pratiquement la rareté des primes, les cadres de la mairie sont sur la sellette. Les suspensions s’enchaînent et les passations de charges se succèdent.
L’installation du nouveau conseil communal de la ville de Cotonou a suscité pleins d’espoirs au sein des populations et beaucoup plus au niveau des cadres. Une vraie illusion, se désolent les usagers de l’administration communale. A peine le départ du maire Atrokpo en France pour raison de santé et a pris corps, la vague de suspensions.
Le maire intérimaire relève, suspend et remplace les cadres malgré qu’il ne jouit que de ses droits d’intérimaire. Le mercure est à son paroxysme dans le rang des cadres de la municipalité. Il veut être plus royaliste que le roi, disaient les agents au début de la saignée. Rigoureux, défenseur du bien public, le maire intérimaire a péché par ses actes, estiment certains cadres. Des actes jugés politiques pour les uns et punitifs pour d’autres.

A quelques années près de leur retraite, des cadres sont suspendus sans grande raison. Les arrêtés municipaux généralement pris les confient à la direction des ressources humaines de la mairie. La situation inquiète au point où l’on se demande si les actes pris reçoivent le consentement du véritable maire de la ville.

Malgré que Luc Atrokpo soit rentré au Bénin et en attendant qu’il ne reprenne service le 1er Octobre prochain, deux cadres de la mairie ont été encore suspendus mardi 22 septembre par le maire intérimaire. Des ajustements qui risquent de perturber le fonctionnement normal des services de la municipalité. Visiblement dans ses derniers rôles à la tête de la ville, le maire intérimaire n’aura plus de marge de manœuvre pour appliquer sa politique de chamboulement de l’administration municipale.

Le maire Luc Atrokpo doit vite reprendre les commandes de la ville et penser à restaurer aux agents et cadres suspendus leurs fonctions qui ne seraient que dans le bon sens.

 

Spero AKOVOGNON

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