RECRUDESCENCE DE L’INSÉCURITÉ A PARAKOU MALGRÉ LES EFFORTS DE LA POLICE RÉPUBLICAINE :L’urgente nécessité de réactiver les Brigades Civiles de Sécurité

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RECRUDESCENCE DE L’INSÉCURITÉ A PARAKOU MALGRÉ LES EFFORTS DE LA POLICE RÉPUBLICAINE
L’urgente nécessité de réactiver les Brigades Civiles de Sécurité
.Le Dgpr doit écouter le cri de cœur des populations de Parakou

Ça ne va pas sur le plan sécuritaire à Parakou depuis la suspension, par la Direction Générale de la Police Républicaine (Dgpr), des Brigades Civiles de Sécurité (Bcs) au Bénin. Les administrés de Charles Toko sont victimes au quotidien de plusieurs actes d’insécurité malgré les nombreux efforts du Ddpr Borgou Pacôme Anato et du commissaire central Barnabé Amagbégnon. Face à ce regain de l’insécurité, le retour des brigades civiles de sécurité se présente comme une urgente nécessité.
En effet par une note de service du Dgpr datant du 18 mai 2018, les Directeurs Départementaux de la Police Républicaine (Ddpr) ont été instruits à mettre fin aux activités des Bcs sur toute l’étendue du territoire national. Cette décision qui n’a pas été du goût des populations et même de certains élus communaux, municipaux et locaux, a une forte répercussion sur la sécurité des populations au Bénin et en particulier de celles de la cité des Koburu. Ainsi, malgré les efforts de la Police Républicaine, les hors-la-loi arrivent à dicter leur loi en mettant les populations dans une inquiétude permanente.

De l’insécurité à Parakou depuis la suspension des Bcs

Depuis cette suspension, l’insécurité est montée d’un cran à Parakou. Plusieurs cas d’insécurité ont été notés dans la ville de Charles Toko. Il s’agit entre autres du cambriolage du siège régional du quotidien du service public La Nation à Parakou le 23 mai dernier. Le 18 juillet au premier arrondissement de Parakou, c’est un zémidjan qui a reçu une balle avant de voir sa moto arrachée. Le 26 juillet, un autre Zémidjan a été braqué et vu sa moto également emportée. Le 9 septembre de la même année, deux jeunes se sont faits braquer sur l’axe Tchaourou-Parakou avec à la clé, leur moto emportée par les hors-la-loi.
Cette insécurité n’a pas épargné les forces de l’ordre car le 9 octobre dernier, un policier républicain, au cours d’une poursuite de suspects, sera poignardé à la cage thoracique et en perdra la vie par la suite. Une semaine après, c’est un zémidjan qui a reçu une balle aux environs de l’école Ocbn.
Tout ceci sans compter les cambriolages dans les maisons et boutiques.

Du fonctionnement des Bcs

Il faut reconnaître qu’il existait plusieurs insuffisances dans le fonctionnement des Bcs installées par les élus locaux, communaux et municipaux dans les villes, villages et quartiers de villes du pays. Pour le cas de Parakou qui semblait avoir fait école, des insuffisances telles que le manque de matériel de travail, la non formation des personnes constituant les Bcs, la moralité douteuse de certains agents des Bcs etc, ont été notées.

Cependant, la solution à ces insuffisances n’était pas la suspension des Bcs, car malgré ce qu’on pouvait leur reprocher, ces brigades jouaient un rôle très important dans la sécurisation des personnes et des biens.
Les brigades jouaient d’abord, un rôle dissuasif. Leur présence au niveau des carrefours et autres lieux empêchaient les individus mal intentionnés d’agir. Aussi, leur présence rassurait les populations qui savaient que la nuit, elles pouvaient circuler sans courir le risque d’être agressées car il existe tout au long des tronçons et au niveau des différents carrefours des personnes qui assuraient leur sécurité. Les Bcs étaient également d’une grande aide pour les agents de la Police Républicaine dans la mesure où, elles constituaient des sources bien renseignées car vivant dans les quartiers et maîtrisant les habitants. Ces brigades constituaient enfin un important coup de main à la Police Républicaine qui manque cruellement d’agents.

Ce qu’il fallait faire!

Ce qu’il convenait de faire pour ne pas en arriver à menacer la sécurité des populations, est de restructurer ces Bcs, les former, les réorganiser et même légaliser leur existence.

Il faut agir avant qu’il ne soit trop tard

Le conseil municipal de Parakou avait signé une motion adressée au Chef de l’État Patrice Talon pour que ces brigades reprennent vie à Parakou. Il serait très urgent de prendre en considération cette requête et rendre à nouveau fonctionnel les Bcs dans la cité des Koburu. Le Directeur Général de la Police Républicaine Nazaire Hounoukpè doit donc agir.

Barnabas OROU KOUMAN

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