UNIVERS DES PETITS COMMERCES AU BENIN : Un chemin pour l’autonomisation des femmes

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UNIVERS DES PETITS COMMERCES AU BENIN

Un chemin pour l’autonomisation des femmes

De la vente de pain en passant par le “watché”, le « toubani », le piment et même le gari nombreuses sont ses activités auxquelles s’adonnent les femmes au Bénin pour contribuer au développement de leur localité. On les voit dans les marchés, au bord des voies ou même en ville avec des plateaux sur la tête, chacune à sa manière, présente ses marchandises à d’éventuels clients. Ces commerces apparemment insignifiants sont très importants pour la femme et son foyer.

Samiratou ZAKARI (stg)

Autrefois la femme avait pour rôle de s’occuper de son mari, du ménage et de l’éducation des enfants à la maison. Elle ne pouvait mener aucune activité, aucun commerce. Ce qui la rendait financièrement dépendante de son homme. L’homme étant le chef de famille, était le seul à travailler pour subvenir aux dépenses familiales, mais aussi aux petits besoins personnels de l’épouse ce qui n’était pas toujours facile. Alors que cette dernière pour remplir son titre de femme devait être toujours élégante, mais malheureusement n’avait pas tous les moyens.

Avec la modernisation, on assiste plus à l’autonomisation de la femme. Elle est capable de gérer de petits commerces qui génèrent des bénéfices ce qui lui permettait de subvenir à ses besoins.

Impact des petits commerces de la femme dans l’économie du couple

La femme est un maillon non négligeable dans le développement du couple. Sa contribution aux dépenses du ménage est importante, en ce qu’elle contribue à l’amélioration des conditions de vie du ménage. La participation de la femme au budget familial permet l’amélioration de l’état nutritionnel des enfants puisque la femme en tant que mère sait mieux prendre soin de l’enfant et tant qu’elle est financièrement assise elle pourra mieux jouer son rôle. La femme en menant son petit commerce arrive à aider financièrement son époux dans les dépenses. « Je ne peux pas toujours attendre mon mari pour satisfaire mes petits besoins, je dois pouvoir me battre et gagner moi-même, ainsi je pourrai l’aider dans les charges familiales», a précisé dame Nouratou vendeuse de watché à Parakou.

L’homme ne peut jamais arriver à satisfaire tous les besoins de la femme. Dame Amina, vendeuse ambulante de piment, quant à elle précise que les hommes n’aiment plus les femmes qui attendent tout d’eux, ils n’aiment pas prendre soin de leur femme, « Si tu restes à la maison à attendre tout de l’homme, tu vas seulement souffrir car il ne te regardera même pas, d’où l’urgence de chercher aussi pour toi et bien prendre soin de toi », a-t-elle conseillé.

La femme doit donc se lever et travailler afin de ne pas toujours dépendre de l’homme. Elle est d’une grande aide pour l’homme par son commerce car ainsi les charges sont partagées.

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Société

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